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Tentant...
Un style fluide, un récit qui progresse en dents de scie sans jamais ennuyé, sans jamais relâcher la pression. Un personnage torturé mais conscient à sa manière que c'est une belle enflure (si si il...
le 8 janv. 2011
Je ne sais plus quelle personnalité célèbre a conseillé un jour ce livre à la télé ; enfin bref, j'avais depuis en tête de le lire. Bien mal m'en a pris ! Si le début, et toute la première partie, est enthousiasmante par son impertinence, son immoralité, l'originalité de son approche et le milieu érudit que le texte pénètre, la deuxième partie, qui s'essouffle narrativement parlant, aura eu raison de mes bons sentiments. La raison en étant qu'il s'agit davantage d'un roman à thèse que d'un véritable roman, d'autant plus qu'il joue aussi avec les codes de l'autofiction. Il s'agit d'une charge contre la psychiatrie et la psychanalyse, telle qu'elle était pratiquée en tout cas dans les années 1970. Le narrateur Lucius Rhinehart s'ennuie ferme dans sa petite vie plan-plan de psy new-yorkais avec patients névrosés qu'il ne parvient pas à guérir, femme et enfants. Il décide un jour de jouer toutes les décisions de sa vie aux dés, surtout concernant sa vie sexuelle et amoureuse, mettant au jour ses fantasmes de détraqué. Cela donne lui à la réalisation d'une multiplicité d'actes et de crimes sexuels qui donnent lieu à des scènes pénibles tout au long de ces 500 pages, qui ont fini par devenir un véritable pensum ! Il joue avec les frontières, on ne sait jamais vraiment s'il s'agit de viols, il réfute toute intention criminelle, il ment comme il respire, selon ce que lui ordonnent les dés. La vérité et le mensonge sont équivalents, plus rien n'a de valeur que la liberté ultime que procure un lancement de dés. Il va tellement loin dans l'outrance et la provocation que j'ai fini par y devenir totalement indifférente. Ce jeu avec les dés, prendre la vie comme un jeu, laisser les décisions les plus importantes et les plus stupides être prises par les dés confine à l'absurde (faire des choses qu'on n'a pas envie de faire pour guérir sa névrose) et parfois au crime : sado-masochisme, quitter quelqu'un qu'on aime, avoir des relations homosexuelles quand on est hétéro, tuer une connaissance, violer un enfant, etc. Il finira par fonder une école de thérapie par les dés, mènera une existence de plus en plus dé-nuée de sens, sera inquiété par la Société de psychanalyse qui voudra le faire radier, fera évader des internés d'un hôpital psychiatrique... Tout ça avec des personnages secondaires dé-nués d'aspérités, de profondeur, qui ne sont là que pour servir son propos. Du coup j'ai eu du mal à admirer la prouesse décrite par certains : ça vire à l'exercice de style autocentré, stérile, aride, froid, dénué de sentiments (forcément), superficiel au final ; ça ne tient pas la longueur. Pour quelqu'un comme moi qui analyse, anticipe sans cesse, cherche le sens et la profondeur partout, c'est au-delà de ce que je peux apprécier.
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Créée
le 18 mars 2026
Critique lue 32 fois
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le 8 janv. 2011
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J'avais le choix : 1. Arrêter senscritique.com (choix radical) 2. ne pas écrire de critique 3. Me lever de ma chaise et d'aller sonner chez la voisine pour savoir si elle veut bien que je la prenne...
le 15 févr. 2011
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1: normal 2: vulgaire 3: crétin 4: à côté de la plaque 5: haineux 6: poète (Rollrolllroll) Le monde nous fait peur à tous, d'une certaine façon. Nous essayons de maîtriser notre destin, mais le...
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