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le 6 avr. 2020
Suivre13, rue des haïkus
Quand je lis parfois je m’éparpille. Aujourd’hui par exemple. J’ai commençais ce matin, en lisant quelques page de Bailler devant dieu, d’Inaki Uriarte. C’est un journal. Un journal où il livre ses...
On trouve de temps en temps des romans de Modiano dans les boîtes à livres. C'est peut-être significatif : comme tous ses opus sont plus ou moins des variantes du même livre, est-ce bien nécessaire de les garder dans sa bibliothèque ? En refermant celui-ci, donné par un inconnu à des inconnus (à qui l'avait donné selon la dédicace un autre inconnu "avec tout (son) amour") - une matérialité du livre toute modianesque soit dit en passant - en refermant celui-ci, disais-je, qui raconte toujours la même histoire de mélancolie parisienne, jeunesse perdue, brouillard de l'âme, et interlopes personnages, je me dis à la fois que c'est bien mineur pour un Nobel, et qu'arriver à faire une œuvre en mineur, aussi insistante sans s'imposer jamais, d'un français aussi précis pour évoquer le sentiment de déréalité, quand même, c'est fort.
Créée
le 15 sept. 2024
Critique lue 30 fois
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le 6 avr. 2020
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le 15 sept. 2024
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