Nous voici en présence du premier volet de la trilogie Écossaise de Peter May, écrivain et scénariste TV, lui même Écossais. Pour la petite anecdote, c'est dans le cadre d'une série se tournant dans les îles Hébrides - ces îles écossaises pittoresques, empreintes d'une forte culture, où le gaélique est encore bien vivant - que l'auteur s'y est rendu à de nombreuses reprises durant 5 ans ! Ces différents séjours l'ont marqué au point qu'il à décidé de transposer ses expériences et impressions dans cette trilogie.


L'intrigue de L'Île des chasseurs d'oiseaux se déroule principalement sur l'île de Lewis, dans un cadre où l'isolement et la rudesse de la vie insulaire sont palpables. Nous sommes ici dans un polar dit ethnologique, c'est à dire un roman qui mêle intrigue criminelle à une exploration de la culture, des coutumes et des pratiques d'une population. Parmi les références du genre on retrouve des auteurs comme Tony Hillerman qui explore la culture Navajo ou encore Arthur Upfield, le papa du polar ethno qui, dès les années 50, utilisait son inspecteur aborigène Napoléon Bonaparte pour nous faire explorer le bush Australien 🦘


Dans ce premier tome, le côté policier est assez léger, l'accent étant plutôt mis sur l'ambiance de l'île, permettant au lecteur de s'en imprégner pleinement, presque comme s'il partageait avec les insulaires un sabbat dominical dans une white house chauffée à la tourbe. Alors il faut être clair, oui on peut imaginer le tout, par contre dur de se voir partager cette vie à l'apparence assez austère.


En somme, ce livre m'aura laissé une sacrée impression avec son atmosphère noire et réaliste, portée par une belle narration alternant entre passé et présent et capturant parfaitement l'ambiance de cette île écossaise de Lewis.


J'imagine qu'on peut légitimement placer Peter May parmi les références du polar ethno, et c'est avec plaisir que je continuerai la trilogie Écossaise avec le prochain tome, l'Homme de Lewis.

Ben-Ardo
8
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Polar d'ailleurs - Ethno style

Créée

le 14 août 2024

Critique lue 52 fois

Ben Ardo

Écrit par

Critique lue 52 fois

2

D'autres avis sur L'Île des chasseurs d'oiseaux

L'Île des chasseurs d'oiseaux

L'Île des chasseurs d'oiseaux

6

BMR

681 critiques

Polar en l'île

On avait fréquenté Peter May il y a quelques années dans une série chinoise (Meurtres à Pékin, ...) qui nous avait franchement déçus : intrigue policière banale, romance insipide, folklore chinois...

le 22 avr. 2014

L'Île des chasseurs d'oiseaux

L'Île des chasseurs d'oiseaux

8

louisa

143 critiques

Critique de L'Île des chasseurs d'oiseaux par louisa

A la différence du précédent roman que j'ai pu lire du même auteur (Meurtres à Pékin), celui-ci distille vraiment son intrigue tout au long du livre et non dans les 100 dernières pages et ça c'est...

le 2 janv. 2012

L'Île des chasseurs d'oiseaux

L'Île des chasseurs d'oiseaux

9

matthiasvivet

34 critiques

Critique de L'Île des chasseurs d'oiseaux par Matthias Vivet

Une petite île écossaise, son folkore local, ses histoires... Un inspecteur qui vient de perdre son fils et qui est obligé de revenir sur cette même île qu'il avait quittée depuis très longtemps. Le...

le 10 sept. 2013

Du même critique

Terre ou Lune

Terre ou Lune

10

Ben-Ardo

161 critiques

Deux noms à retenir

Gros coup de cœur. Franchement, je ne m’y attendais pas vraiment, mais cette BD m’a juste scotché. Les dessins, l’ambiance, les sensations, le scénario : tout est là, et tout fonctionne. On se prend...

le 7 févr. 2026

Silent Jenny

Silent Jenny

8

Ben-Ardo

161 critiques

Bablet Style

Depuis quand Mathieu Bablet s’est-il imposé comme une référence de la BD française ? Depuis quand ses sorties sont-elles attendues à un tel niveau ? On n’est peut-être pas encore au stade d’un...

le 18 oct. 2025

Carcajou

Carcajou

8

Ben-Ardo

161 critiques

Mi-furet, mi-ours

Si le nom Eldiablo me semblait inconnu, son blaze m'a tout de suite fait penser au luchador du même nom, tout droit venu des Mutafukaz et Puta Madre que je venais de lire. Bien sûr, rien à voir, mais...

le 2 mai 2024