- Édition lue : publiée en août 2008 aux éditions Flammarion. EAN : 9782081217737. La note n'inclut pas le paratexte, assez intéressant au demeurant.
Résumé
Pièce originale dont la difficile lecture est quelque peu récompensée par un dernier acte lui conférant une valeur particulière.
Détails (et spoilers)
Au cœur d'un siècle qui voit les doctrines s'affronter, Pierre Corneille propose une œuvre singulière qui joue avec les codes en vigueur et opte pour une tragi-comédie à l'agencement bien trouvé. Ses vers et son langage ne sont pas des plus agréables à lire pour le lecteur profane que je suis, et les intrigues s'avèrent un peu basiques. Du moins jusqu'au dénouement final.
Assimilable à l'illusionniste Alcandre, le dramaturge se joue des spectateur·ices/lecteur·ices comme Alcandre se joue de Pridamant. Le subterfuge est d'autant plus intéressant qu'il permet d'amender la lecture des actes qui viennent de nous être exposés, et de voir dans ces situations parfois stéréotypées une production métalittéraire assez inattendue.
Cela n'en fait pas pour autant une excellente pièce, car elle se repose un peu trop sur ce retournement final à mon goût. De plus, l'écriture du rouennais m'a trop souvent paru indigeste, malgré quelques passages amusants, dont ceux se riant du vantard Matamore.
6.75/10.