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Un détective privé à la retraite qui a fait un beau mariage avec une femme fortunée, en villégiature à New York, se retrouve à reprendre du service, à la demande d’une jeune fille. Il doit rechercher le père (« L’introuvable ») de celle-ci, inventeur farfelu mais aussi fort riche. L’affaire s’épaissit lorsque l’assistante de cet inventeur (« The thin man ») est retrouvée assassinée.
Le roman repose sur une suite quasiment ininterrompue de dialogues. Des dialogues et pas d’action. Le récit avance uniquement à partir de causeries, et les actions qui peuvent se dérouler s’effectuent en dehors de la scène. On n’est pas loin du théâtre et c’est bavard, et ça cause, ça cause… En conséquence, les personnages ne prennent pas beaucoup de relief et n’ont aucune épaisseur... (sauf peut-être Mimi, l’ex-femme de l’inventeur). On se demande même si tous les personnages sont bien utiles à l’intrigue ; ainsi de ce chien (« Asta ») qui appartient au couple (le détective à la retraite et sa femme) qui se fait caresser ici et là, au passage, dont la présence est complètement effacée au fur et à mesure des chapitres ; on se demande vraiment « mais qu'est-ce qu'il fout là ! » (N’est pas Milou qui veut). Quant aux femmes…. On va de la bécasse (Dorothy) à l’hystérique (sa maman, Mimi). Le roman a été publié en 1934, mais est-ce une excuse ?
Ce qui frappe, ce sont les quantités phénoménales d’alcool ingurgitées par les protagonistes, à l’exception des jeunes gens qui eux sont à peu près sobres mais assez horripilants (corrélation ?)… Tout est prétexte à boire (et Dashiell Hammett en sait quelque chose) ;
🍷Page 10 : « je lui demandai ce qu’elle voulait boire.
- Whisky-soda, dit-elle
Mon verre était vide ; j’en commandai deux »
🍷Page 12 : « Je bus un premier verre avec Nora qui se préparait à aller chez le coiffeur, puis, après une douche, un deuxième. Je me sentais beaucoup mieux »
🍷Page 17, ça continue… Page 24, 25, etc. etc… 🍷🍷🍷
Si les personnages sont à moitié saouls, quand ils ne le sont pas complètement, l’ivresse n’est pas vraiment du côté du lecteur. Ce roman, aux épaules un peu étroites, est une œuvre secondaire, voire mineure. Pour ceux et celles qui auraient envie de découvrir l’œuvre de Dashiell Hammett, il vaut mieux aller voir les autres romans ; il n’y en a pas tant car Dashiell Hammett n’a écrit et achevé que six romans.
Créée
le 15 déc. 2025
Critique lue 11 fois
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