Le livre s'ouvre sur un schéma: quelques lignes figurant l'appartement rue de Grenelle, à la place du coeur, un pot de yaourt, prêt à accueillir cette improbable tribu lors de ses brèves échappées.
Les chapitres se succèderont ainsi, pièce par pièce nous sommes les visiteurs voyeurs de cet appartement familial décrépit, la matrice du clan Boltanski.
Ce livre est à la fois impudique et délicat, l'amour y est inconditionnel mais peut être tant protecteur que destructeur, les personnalités y sont attachantes, admirables, repoussantes, elles ne font qu'un et pourtant chaque individu connaîtra un destin peu conventionnel, voire, éminent.
L'écriture est subtile, drôle, incisive, la construction un peu trop complexe parfois. Mais l'auteur parvient à nous livrer un portrait de famille touchant sans sensiblerie, et intransigeant sans cruauté.