La digue confirme les faiblesses du premier volume de Blackwater. L'écriture n'est pas désagréable, il y a de légères incursions dans le fantastique, on apprend à mieux connaître les personnages, et à la fin du volume, on le repose en se disant : tout ça... pour ça?
Parce que La digue souffre de l'écriture sérielle (mal parti pour moi qui ne regarde pas de série parce que je n'aime pas ça). Ce n'est pas une histoire, c'est un épisode. Et comme dans beaucoup de séries, cela signifie qu'on traîne en longueur. Une histoire, un volume, cela oblige à faire des choix, à la concision, à garder le principal. Alors que lorsqu'on s'étend comme dans Blackwater, on garde tout, peu importe la redondance, de toute façon on a la place.
Et donc, on va en manger de la redondance. Et à la fin, on aura le droit à un : suite au prochain épisode. Parce que bien sûr, rien n'a été conclu. Parce qu'on n'a pas tellement de cartouches, alors ces cartouches, on les garde pour un tome ultérieur.
Que je ne lirai pas, ça va bien comme ça.