Dans un futur lointain, l'humanité a continué d'évoluer et est désormais capable de construire des vaisseaux d'exploration galactiques surpuissants, qui sillonnent le monde et les planètes à la recherche de civilisations extraterrestres.
On suit les aventures du vaisseau Le Fureteur, dirigé par un millier de scientifiques dans une expédition à l'envergure titanesque. À bord, toutes les sciences sont représentées, et l'auteur en invente une : le nexialisme, qui, en gros, est la science qui regroupe toutes les autres et qui étudient les liens entre elles afin de progresser davantage. Une seule personne représente cette branche de la science : Elliott Grosvenor, qui reste quasi muet pour le 1ᵉʳ quart du bouquin avant de s'affirmer au fur et à mesure que le vaisseau rencontre des difficultés.
D'ailleurs, ce livre regroupe en fait 4 nouvelles : d'où l'impression, des fois, de manque de lien entre une aventure et la suivante, avec une fin abrupte suivie d'un début où on a l'impression qu'il ne s'est rien passé - même si des allusions sont faites sur les évènements passés. Mais globalement, il y a de la cohérence.
J'apprécie le style de l'auteur, assez élégant et compréhensible à la fois ; il introduit aussi beaucoup d'idées intéressantes (comme le nexialisme donc, mais aussi des inventions humaines, des races extraterrestres, etc.), et ses personnages sont limites tous trop intelligents et doués de bon sens pour paraître réalistes. Parce que réussir, quasi systématiquement, à s'unir pour faire face à une menace commune, c'est limite ça qui marque le + cette œuvre comme étant de la fiction ! Ils parlent beaucoup, ils débattent beaucoup, mais toujours avec raison, et même si Elliott finit par user de méthodes franchement pas conventionnelles,
vive l'hypnose et la manipulation mentale hihi
on sent une réelle unité de l'humanité face à la menace extraterrestre.
Enfin, une unité - sans les femmes. Parce que sur le millier de scientifiques, une bonne vingtaine est nommée (les chefs de section), et aucune femme ! Il n'est d'ailleurs jamais fait allusion à la gent féminine, sauf vaguement lors de la 2e rencontre
avec les Riims qui produisent des hallucinations qui ressemblent plus ou moins à des femmes. Et ça fait perdre la tête à tout l'équipage mdr.
Et c'est un vrai point négatif selon moi. Peut-être qu'il vaut mieux cette absence plutôt qu'une représentation sexiste avec des personnages féminins clichés ? Même si cette absence prouve déjà un certain sexisme. Mais bon, en 1950, c'était sans doute moins choquant.
Pour conclure, j'ai globalement bien apprécié avec le style bien construit, les idées novatrices et le sentiment de voyage de galaxies en galaxies ; j'ai moins apprécié le manque de lien entre les quatre nouvelles (surtout la dernière qui m'a vraiment laissé sur ma faim), les plans/idées parfois trop obscurs à mes yeux, et ce côté 100 % masculin.
Note finale : 7/10, une bonne lecture !