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le 2 août 2014
SuivreNever Neverland
Cette critique vaudra pour toute la série. Loisel nous offre une préquelle à l'univers de James Matthew Barrie extrêmement sombre - la féerie de l'univers de Peter Pan côtoie la cruauté Victorienne...
Publié à l'occasion des 25 ans de La Menace Fantôme (après que Maître et Apprenti en a célébré les 20 ans), La Force Vivante marque le retour de John Jackson Miller dans la galaxie lointaine 10 ans après Une Nouvelle Aube.
C'est un roman chorale qui souffre un peu de son trop grand nombre de personnages, sans être désagréable pour autant.
Le fan-service n'est pas trop grossier, sauf peut-être quand Palpatine se demande à quoi ressemblerait le bureau du Chancelier en rouge.
En termes de transmédia, trop souvent déconnant dans l'excessive interconnexion de ses œuvres, il y a quelques petites références dispensables à la Haute République (que je n'ai pas lue), et une scène impliquant un caméo d'un personnage "important" dans un autre bouquin (pas très important et que je n'ai pas lu). Donc rien de rébarbatif de ce côté : connaître les 6 premiers films ou en tous cas la prélogie suffit à lire ce roman. Le gros défaut restant l'absence de description des nombreuses espèces présentes.
Pour diverses raisons, j'ai mis plusieurs mois à lire ce livre au compte-gouttes, mais j'en garderai un bon petit souvenir assez léger. J'ai particulièrement apprécié les modestes réflexions, parfois bancales et parfois justes, relatives aux impacts socio-économiques de la répartitions des ressources d'un État. C'est assez commun pour Star Wars de verser dans la science politique et même en l’occurrence, administrative. Remplacez la fermeture de l'avant-poste du roman par celle de, je ne sais pas, une sous-préfecture, un bureau de poste ou un commissariat, et sans parler de déstabiliser tout un bassin de vie du jour au lendemain, on sait que cela, surtout cumulé, a des impacts concrets sur les populations vivant des des zones excentrées et qu'à terme cela peut effectivement participer à la dévitalisation d'un bassin de vie. On sait aussi que tout a un coût. Vaste réflexion, et ce n'est pas le lieu pour ça.
Si le roman est globalement plein de bons sentiments, la fin laisse avec habileté planer une certaine noirceur au seuil de La Menace Fantôme. On se rend notamment compte que certains Jedi n'ont rien appris et manquent cruellement d'humilité, ce qui signera la perte de l'Ordre quelques années plus tard.
Je vais enchaîner avec Le Masque de la Peur de l'excellent d'Alexander Freed, roman dans la lignée d'Andor se situant juste après la chute des Jedi et de la République. Ces deux romans biens différents et rattachés à des œuvres aux tons opposés forment à mon avis un diptyque intéressant.
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Créée
le 27 janv. 2026
Critique lue 11 fois
9
le 2 août 2014
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