Une nouvelle de lovecraft se déroulant à arkham à une date proche de celle, fatidique du sabbat des sorcières (walpurgis). date récurrente dans les écrit lovecraftien prenant place en nouvelle Angleterre.
Ici le narrateur externe, information importante, car souvent chez lovecraft le récit nous est livré soit par quelqu'un ayant vécu les événements soit les ayant entendu d'autrui. Ce narrateur va nous conter une tranche de vie d'un certain Gilman. Celui-ci est mathématicien et cherche les liens entre cette discipline, le folklore et autre savoirs ésotériques pour trouver les angles et les courbes pour transcender les lois de notre univers physique (voir les chiens de tindalos, entre autre).
Cette quête va le pousser à s'intéresser à une vieille sorcière et à emménager dans son ancien appartement. C'est ensuite une lente descente aux enfers que va subir notre protagoniste. Le rêve va se mêler à la réalité, l'horreur aller en grandissant et les révélations se faire de plus en plus indéniables. Avec en continu l'impression d'avoir passé le pied dans la porte et de ne plus pouvoir l'en retirer. Toujours dans le viseur de trois entité démoniaques et inquiétantes qui guettent et attendent leur moment. Bien sûr cette nouvelle comme toutes les autres de lovecraft s'insère dans un continuum. De personnages, d'institutions, de noms de rue et bien entendu de l'atroce cosmogonie lovecraftienne et ce qui en découle.
Le cœur de cette nouvelle est une fois de plus le savoir interdit. Celui qui va trop loin pour pouvoir être partagé et utilisé. Trop imposant et remettant en place trop de croyance pour que l'être humain puisse y faire face. Notre protagoniste pousse ici cette porte et subit les conséquences de cet abîme qu'il a ouvert pour l'observer. Il y a de l'autre côté du seuil qui, si attirées, nous veulent et nous ferons du mal. Il arrivera ensuite à dompter ce savoir pour en faire l'usage qui lui sied.