Ça y est, je décide enfin de me lancer dans la critique de ce livre, terminé hier soir, un exercice auquel je ne me suis sans doute plus risqué depuis mes années au collège...
Le récit que nous offre Stanislas Wails m'a totalement conquis. D'une part, au niveau de la forme : bon, je ne suis pas un expert du style littéraire, mais pour ma part, j'ai trouvé ça très bien écrit. Les 250 pages se dévorent d'une traite sans problèmes. D'autre part, accordant beaucoup d'importance aux liens familiaux, je ne pouvais qu'apprécier cette histoire des trois enfants Matchaiev qui, malgré leurs personnalités et leurs caractères bien différents, sont attachés les uns aux autres et comptent les uns sur les autres.
J'ai particulièrement apprécié le fait que S. Wails, au travers des conversations entre protagonistes, nous dévoilent des choses petit à petit, nous laissant parfois dans le doute jusqu'à ce qu'une simple phrase viennent confirmer nos suppositions ou dévoile un fait important. Par exemple, on apprend que bien tard ce que cela peut représenter pour Pierre, et même pour les autres, de fêter son anniversaire cette année 2011, même si S. Wails nous laisse un bel indice avec la lettre du père au tout début, mais j'avoue ne pas avoir retenu la date...
La première partie m'a beaucoup plus. On découvre les personnages dans leur intimité, avec leurs amours d'un soir, d'une vie passée ou caché. On a Pierre, l'ainé, dont la relation secrète depuis deux ans avec Élise, semble être le seul grain de folie dans une vie bien carrée. Anne, la deuxième, un peu perdue sentimentalement, qui termine une thèse sur des anciens textes indiens, mais l'inspiration lui manque. Et enfin le cadet, Joshua, jeune, drôle et insouciant, qui dans la première partie, semble jouer le rôle de liant au sein de cette descendance Matchaiev.
Stanislas Wails m'a bien fait rire à plusieurs reprises. Comme l'a mentionné aussi Kenshin, le passage où Anne et Joshua, dans un grand magasin, se prennent au jeu de jouer quelques scènes de la vie d'un couple hétéro m'a beaucoup plus. L'épisode du récit d'Anne qui essaie d'enlever sa lentille m'a aussi bien fait marré, à l'instar de Joshua. Et puis bien d'autres moments encore, mais je ne vais pas tout dévoiler ici, qui parviennent à nous rendre ces personnages attachants.
Dans la deuxième partie, on retrouve enfin nos trois enfants Matchaiev ensemble, décidés à vider et nettoyer la maison familiale en Bourgogne, héritée de leur père. Le rangement des nombreuses pièces fait ressurgir les souvenirs d'enfance et laisse échapper quelques confidences...
Voilà donc pour moi un récit fort agréable, avec lequel Stanislas Wails nous donne en tout cas l'envie de le suivre avec attention.
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur.