7
53 critiques
Version audio
Avec La menteuse de Sophie Stava, je me suis trouvée face à un récit qui interroge la notion de vérité, non comme un socle immuable, mais comme une matière mouvante, parfois instable, parfois...
le 22 janv. 2026
🔴 https://www.youtube.com/playlist?list=PL20YyCbDV6ECMvmhSuCu8WtMbVtItUgMD
La Menteuse s’inscrit dans cette lignée de thrillers contemporains qui dissèquent les classes privilégiées non par la violence, mais par l’intrusion. Sophie Stava ne raconte pas une histoire de crime, mais une histoire de porosité. Une femme entre dans une famille. Et tout vacille. Sloane Caraway est une menteuse, certes. Mais le roman montre très vite que le mensonge est déjà partout. Dans les maisons vitrines, les couples modèles, les parentalités performatives. Le couple Lockhart incarne cette réussite américaine impeccable, où chaque détail semble validé par un magazine de décoration. Sloane n’apporte pas le poison : elle révèle la fissure. L’écriture est volontairement maîtrisée, presque froide. Stava refuse l’emphase psychologique. Elle observe. Elle laisse les gestes parler. Ce choix donne au roman une tonalité clinique, parfois frustrante, mais parfaitement cohérente avec son propos. Ici, le malaise naît de l’absence d’explosion. De cette lente montée d’un inconfort impossible à nommer. Le véritable sujet du livre n’est pas le mensonge individuel, mais le mensonge social. Qui a le droit d’entrer ? Qui a le droit de rester ? Sloane ment pour survivre dans un monde qui ment pour se protéger. Le thriller devient alors politique, sans jamais le proclamer. Une critique douce-amère d’une société où l’apparence est une monnaie plus stable que la vérité. On pourra reprocher au roman son refus de la radicalité. La Menteuse n’est pas un récit subversif. Il ne renverse rien. Il observe, constate, dissèque. Mais c’est aussi ce qui le rend pertinent : il agit comme un miroir. Et ce miroir n’est pas flatteur. Premier roman solide, La Menteuse séduit par sa précision plus que par son audace. Un page-turner discret, qui avance sans bruit, mais laisse derrière lui une question tenace : dans un monde fondé sur l’image, qui mérite vraiment d’être cru ?
Créée
le 21 janv. 2026
Critique lue 26 fois
7
53 critiques
Avec La menteuse de Sophie Stava, je me suis trouvée face à un récit qui interroge la notion de vérité, non comme un socle immuable, mais comme une matière mouvante, parfois instable, parfois...
le 22 janv. 2026
7
596 critiques
🔴 https://www.youtube.com/playlist?list=PL20YyCbDV6ECMvmhSuCu8WtMbVtItUgMD La Menteuse s’inscrit dans cette lignée de thrillers contemporains qui dissèquent les classes privilégiées non par la...
le 21 janv. 2026
7
74 critiques
J'ai vu tellement d'avis positifs. partout, alors j’avais hyper envie de vivre, moi aussi, un moment d’exception.On suit Sloane, qui ment depuis l’enfance et finit par se construire une vie parallèle...
le 29 nov. 2025
6
596 critiques
Au départ, L’Objet du délit ressemble à un film très simple. Une accusation éclate pendant la préparation d’un opéra, les tensions montent, chacun doit prendre position. Mais plus le film avance,...
le 28 mai 2026
3
596 critiques
_____Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes: https://youtu.be/sSVYyyi2ZPU👉 Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun ! ...
le 17 mars 2025
7
596 critiques
Il y a des périodes qui ne s’oublient pas. Pas parce qu’elles étaient belles. Mais parce qu’elles étaient floues. Juste une illusion, c’est exactement ça. Un souvenir qui tremble. Nous sommes en...
le 15 avr. 2026
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème