Vanessa Schneider livre un roman La peau dure pour percer l’énigme qu’était son père, joyeux, drôle, hyperactif, flamboyant et pourtant mystérieux, taiseux. Mais, au-delà, de cette relecture de la vie de son père, la journaliste, essayiste et romancière, peint une génération, celle des Boomers, soit des hommes, et quelques femmes, née de 1945 à 1965.
À partir de ses écrits et de sa propre vie, Vanessa Schneider dresse un portrait extrêmement dérangeant pour un homme qui fut un intellectuel dit éclairé. Néanmoins, les liens entre eux restent intenses, surtout à la fin de sa vie.
Avec ce roman, la journaliste tente d’établir aussi une sociologie de la génération Boomers, et plus particulièrement ceux qui ont investi les arcanes du pouvoir intellectuel, politique et social. L’écriture est percutante, jamais complaisante. Cette filiation a demandé de sa part, certainement, une longue introspection, car il n’est nullement question de « règlements de compte ». C’est aussi tout son intérêt : Vanessa Schneider arrive à conserver sa distance journalistique, y compris face à un sujet qui la touche autant !
Chronique entière et illustrée ici
https://vagabondageautourdesoi.com/2025/10/14/vanessa-schneider-la-peau-dure/