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le 29 mars 2014
SuivreApocalypse ? No !
J'ai toujours pensé que ça allait mal finir. Depuis petit, en fait. Qu'il fallait que ça crame. Rien à voir avec un feu divin ou un nuage dense de sauterelles sodomites. Non non, point de courroux...
Publié sur L'Homme qui lit :
Parmi mes lectures un peu hasardeuses, La Route est très certainement ma plus belle surprise du moment, et je dois en remercier tout particulièrement David, dont l'avis a motivé ma lecture. J'avais entendu parler du livre à l'occasion de son adaptation au cinéma avec Viggo Mortensen en tête d'affiche, et je sais désormais que le film est "inspiré" du livre, et qu'il complète allègrement toutes les parts d'ombre de l'histoire.
Cette histoire terrible et à la fois très forte, celle d'un père et de son petit garçon, qui se dirigent vers le sud, vers l'océan, vers l'espoir. Autour d'eux, le monde n'est plus, et si McCarthy n'offre jamais d'explication au pourquoi de cette catastrophe ayant éradiqué la vie sur terre, l'histoire n'en souffre pas.
Pendant leur trajet sur la route, où le père pousse ce caddie plein de quelques souvenirs les raccrochant à leur humanité, leur passé, et abritant quelques réserves de vêtements et de nourriture, ils devront lutter pour survivre.
Se prémunir du froid, chaque soir, dans un monde qui ne connait presque plus le soleil, et où la cendre flottant sans discontinuer dans l'air donne une impression de paysage lunaire, entièrement gris. Trouver à manger, fouiller les maisons abandonnées à la recherche du moindre trésor laissé au fond d'un placard, oublié par les pillards. Enfin, éviter ces hordes de cannibales, errant sur les routes, prêtes au pire.
Ce trajet jalonné d'embuches est l'occasion de discussions entre le père et son fils, où un père tente de maintenir allumée la flamme de l'humanité en transmettant à son fils ce qui peut encore l'être de bon sens et de philosophie de la vie, alors que le monde entier s'est effondré, tant physiquement que dans le coeur des hommes.
Une histoire très forte, bluffante, où le dénudement de la situation pousse le lecteur à se focaliser sur cette petite flamme, vacillante mais tenace, qui traverse un pays plongé dans le noir. Un merveilleux livre.
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Créée
le 25 sept. 2010
Critique lue 446 fois
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