La Route
7.5
La Route

livre de Cormac McCarthy (2006)

Avec La Route, j'ai plutôt fait les choses à l'envers puisque j'ai d'abord découvert la transposition sur grand écran par John Hillcoat que le roman de Cormac McCarty, qui a tout de même remporté le prix Pullitzer. Et dans ce cas-ci, malgré le fait que cela fait un bon bout de temps que je n'ai plus vu le film, j'ai préféré l'adaptation cinéma que l'original sur papier.

Cela m'a aussi permis de constater que John Hillcoat avait retranscrit de manière assez fidèle (trop?) le roman. Les événements et situations sont les mêmes, la description d'un univers apocalyptique, la froideur du monde, le danger omniprésent et cette humanité disparue dans son sens global comme dans son sens humain sont bien présentes. Si Hillcoat a bien retranscris cela, car au fond le film ne dure que deux heures, ce fut toutefois plus pénible avec McCarty.

J'arrête donc ma petite comparaison entre le film et le livre pour m'attaquer au sujet du bouquin. J'ai trouvé le livre par moment extrêmement ennuyeux dans son style et dans sa manière d'écrire. Un livre considéré comme post-moderne comme m'a expliqué ma soeur et dont les références au 11 septembre sont fort présentes (les cendres notamment).

Mais cette description de l'apocalypse est très froide, très redondante, notamment dans les dialogues entre le père et le fils. Je le sais parfaitement que c'est là pour me rappeler que toutes formes d'humanité et d'amour ont disparu mais quand même. D'autant que le mot "d'accord" dans la version française du bouquin doit être le mot qui ressort le plus de fois. Ces dialogues extrêmement épurés ont finalement fini par m'exaspérer.

Pour le reste, le livre n'est absolument pas déplaisant. C'est effectivement un petit bout d'histoire entre un père et son fils dans un monde apocalyptique. L'un a perdu toute envie de vivre, là où l'enfant conserve toujours cet espoir et la flamme d'un monde nouveau. Peu importe que cela soit une chimère ou non.

Une histoire, brute, épurée, où l'humanité se révèle extrêmement cruelle face à la fin du monde et ou pour beaucoup survivre semble beaucoup plus compliqué que mourir.
batman1985
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le 10 juil. 2014

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