La sentence m’a d’abord déconcertée : un début flou, une narratrice au ton désinvolte… J’ai failli abandonner. Et pourtant, j’ai bien fait de m’accrocher. L’amour entre les personnages m’a profondément émue et j’ai découvert la culture amérindienne contemporaine. Si vous appréciez les romans inclassables, celui-ci pourrait bien vous plaire.
Comment débute le livre ?
La narratrice est en prison, elle a reçu un dictionnaire. Le premier mot qu’elle a cherché, bien sûr, c’est sentence. Il faut dire que la sienne a été sévère : soixante ans ! Mais qu’a-t-elle fait pour en arriver là ?
D’une maturité déplorable, Tookie a accepté, moyennant finances, de transporter un cadavre et sans regarder sous les aisselles (?). Le jour même, elle est arrêtée par Pollux, un policier tribal, mais pas seulement, il est aussi un de ses amoureux.
Après sept ans, et grâce à la pugnacité de son avocat, la peine de Tookie est commuée. Elle trouve du travail dans une librairie. Bien évidemment ses ennuis ne sont pas terminés.
Qu’en ai-je pensé ?
Le début m’a totalement déroutée et pas vraiment emballée parce que j’avais du mal à comprendre ce qui se passait. De plus, le ton désinvolte de Tookie n’a pas arrangé les choses. Je ne me suis pas arrêtée là et heureusement.
D’abord, parce que l’amour de Pollux et Tookie m’a touchée. Bien sûr, Tookie rumine parfois sur le fait que Pollux l’a arrêtée, rien ne semble pourtant pouvoir les séparer. Et puis il y a Hetta, la nièce de Pollux, qui le considère comme son père.
Ensuite, parce que j’ai plongé dans la culture amérindienne actuelle. Et enfin, parce qu’il est question de fantôme. Mais soyons honnêtes, j’ai été désorientée à plusieurs reprises.
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