Voici la suite du « »Tarnier de Gor » », le second tome de cette saga pittoresque où les clichés foisonnent tout particulièrement : à tel point que le doute n’est certes plus permis, il s’agit d’une sorte de déclinaison d’un avatar perdu de Connard le barbare…
Le fier guerrier est donc de retour sur Gor sauf que sa cité a tout simplement disparu…! (quelle histoire, dites-moi…). Le voilà donc à déambuler, puis buter sur une autre cité, Tharna, où moult péripéties vont lui tomber sur le râble à l’insu de son agrément. Toujours aussi naïf et demeuré sur les bords, notre héros va comme d’habitude se faire rouler par la gente féminine…
Gente féminine qui se révèle soit extrêmement roublarde et retorse, soit totalement soumise et lascive (du genre « attache-moi » ouais ouais) et qui passe finalement d’un état à l’autre (et toujours dans le même sens) avec grand naturel : quelle finesse dans la psychologie, Monsieur Norman !
Bon, on en rigole tellement c’est naze et premier degré mais on se fait pas mal chier quand même dans ce bouquin qui n’est pourtant pas énorme (heureusement me dira-t-on). Ses rebondissements téléphonés et ses invraisemblances qui tombent ‘à pic’ fatiguent énormément par contre.
Le style reste néanmoins simple et efficace pour sa part mais peine -comme tout le reste- à donner la moindre épaisseur à cette fantasy incroyablement générique mais légèrement sadique quand même (c’est pour ça qu’on lit jusqu’au bout !).