Mais quel bonheur de replonger pour quelques heures dans le monde de Dettes de sang, de croiser Patrick, d'entendre Jono, d'avoir des nouvelles de la meute, de revoir Wade (qui a mûri) et de faire un peu plus ample connaissance avec Spencer et Fatima, dont nous avons fait connaissance dans le tome 5 (il me semble pas qu'iis apparaissent avant, ou alors, de façon brève... mais bon, faudrait que je relise tout ça 😍) et avec Takoma, le maître vampire de la Cour de la nuit de Seattle, avec qui il avait combattu pour sauver le monde de la secte de Dominion.
Même s'il semble à première vue construit sur les mêmes bases que Patrick, et qu'il est sans doute aussi doué (okay il n'a pas tout une armée de dieux à sa disposition... mais il a Fatima 💖), il a le cœur plus tendre que notre magister de référence. C'est un homme qui a hérité d'un talent particulier, qui fait peur (il brise les âmes) et il appréhende le jour où il fera quelque chose qui sera considéré comme un "pas de travers" pour les agences gouvernementales pour lesquelles il travaille et qu'on va alors l'enfermer dans un cachot et le faire disparaitre.
Nous sommes donc quelques années après les évènements du dernier tome de Dette de sang, et la recherche d'un artefact puissant amène Spencer à collaborer avec Takoma et il ressent à nouveau cette attirance folle pour ce maître vampire puissant, charismatique, dominant, diablement menaçant et tout à la fois protecteur. Et il n'a clairement pas l'habitude qu'on prenne soin de lui, qu'on le protège, qu'on lui offre finalement une porte de sortie, la possibilité d'une vie autre que celle vécue dans la peur.
Leur relation se construit autour de la quête du miroir d'Ouroboros, qui permet aux démons de traverser le voile et d'entrer dans notre monde. Mais le danger se rapproche et tout semble pointer vers Takoma, alors que surgissent des démons et un poltergeist particulièrement menaçant.
Jusqu'où Spencer sera prêt à aller pour le protéger ?
Sans aucune surprise, j'ai adoré (c'est d'ailleurs pour ça que j'ai tellement attendu avant de le dévorer... paradoxal). C'est toujours aussi bien écrit, nerveux, dynamique, fort, imagé, drôle, on tremble au milieu des batailles, on se marre devant les pitreries de Wade, on ronronne devant Fatima, on a des bouffées de chaleur quand Spencer et Takoma se rapprochent...
Bref, encore une réussite pour moi, Hailey Turner est décidément une valeur sûre pour moi, je sais que je ne serais pas déçue par ce qu'elle propose (je me garde d'ailleurs au chaud son autre série que je n'ai pas encore attaqué).