9
le 6 août 2013
SuivreLittérature
Je suis sociologiquement prédisposé à aimer Desproges : mes parents écoutent France Inter. Par ailleurs, j'aime lire, j'ai remarqué au bout d'une douzaine d'années que quelque chose ne tournait pas...
Recueil constitué de poèmes calligraphiés – ou simplement manuscrits ? – de Pierre Reverdy qui partagent les pages avec des lithographies rouges de Picasso.
Recueil que j’ai lu dans sa réédition pré- et postfacée « Poésie / Gallimard », précision qui importe peut-être.
Difficile à quiconque n’a des beaux-arts qu’une connaissance d’honnête homme, de dire en quoi la dimension graphique d’œuvres telles que le Chant des morts lui passe à côté, sans recourir au fameux « J’aurais pu faire la même chose… »
Difficile aussi au préfacier manifestement touché en plein cœur par l’alliance du texte et de l’image, d’éviter cet autre écueil d’un trou noir admiratif : « Le miracle de cette harmonie ne résiderait-il pas dans la coïncidence, sans une concertation nuisible à sa pureté, de deux instincts créateurs ? » (p. XII).
La signification des traits et des points de Picasso : à rechercher dans une vue d’ensemble ? dans une lecture page après page ? double page après double page ?
Les mots parfois recouverts ou raturés (comme pages 32, 59, 79…) de Reverdy : détails concrets à négliger ou indices délibérément laissés d’une œuvre qui se veut en cours ?
Certes la cohérence des textes d’une part, des lithographies de l’autre.
Certes aussi parfois la richesse et la beauté mystérieuses des mots déposés là : « Les tombeaux refermés / Trésor du monde / trop présent » (p. 83)
ou « Figure délayée dans l’eau / Dans le silence / Trop de poids sur la gorge / Trop d’eau dans le bocal / Trop d’ombre renversée / Trop de sang sur la rampe / Il n’est jamais fini / Ce rêve de cristal » (p. 21)
ou « Le souci macabre de tenir le secret / Alors qu’il fait dans ta poitrine / un froid de neige » (p. 80)…
Mais quel apport visuel ?
Picasso sous un autre nom serait-il Picasso ?
Créée
le 19 avr. 2017
Critique lue 202 fois
9
le 6 août 2013
SuivreJe suis sociologiquement prédisposé à aimer Desproges : mes parents écoutent France Inter. Par ailleurs, j'aime lire, j'ai remarqué au bout d'une douzaine d'années que quelque chose ne tournait pas...
9
le 4 avr. 2018
SuivreCe livre a ruiné l’image que je me faisais de son auteur. Sur la foi des gionophiles – voire gionolâtres – que j’avais précédemment rencontrées, je m’attendais à lire une sorte d’ode à la terre de...
7
le 12 nov. 2021
SuivrePour ceux qui ne se seraient pas encore dit que les films et les albums de Riad Sattouf déclinent une seule et même œuvre sous différentes formes, ce premier volume du Jeune Acteur fait le lien de...