« Le confessionnal » (1965) est le 169e roman (sur 192), écrit à 62 ans, à Epalinges (canton de Vaud, en Suisse) par Georges Simenon (1903-1989). C’est le 108e de ses « romans durs » (sur 117, c’est-à-dire sans Maigret, héros de 75 autres romans). Il n’a fait l’objet d’aucune adaptation, ni télévisée, ni cinématographique. L’histoire se déroule sur la côte d’Azur (à Cannes et à Nice) comme « Strip-tease » (1957) à Cannes et « Dimanche » (1958) à Mandelieu-La Napoule. Quant au sujet, il est classique chez Simenon, un couple où l’amour a disparu : Lucien Bar, dentiste prothésiste, absorbé par son métier, et Josée, dont le prénom n’est mentionné que tardivement (page 140), pleine de ressentiment (elle a dû abandonner ses études de pharmacie en 3e année, à la naissance de son fils) et aimant être désirée ; c’est un couple avec un adolescent, André (presque 17 ans), un peu solitaire, qui va passer son bac en juin et dont l’unique amie est Francine Boisdieu (17 ans), fille d’un médecin neurologue que connait Lucien. Josée trouvait André égoïste quand il était enfant alors que c’est sa façon de se défendre, ne voulant pas être une copie de ses parents, ne souhaitant pas que les autres lui compliquent la vie. Son souci est de rester libre, ne faisant que les concessions indispensables [cf. Louis Cuchas dans « Le Petit Saint » (1964)]. Il se sent mal à l’aise car ses deux parents viennent le voir, tour à tour, et se « confesser » auprès de lui (d’où le titre).