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Jusqu’au bout
C’est Françoise Giroud qui a le mot juste à propos de ce livre quand elle écrit à son propos que « c’est une épée que l’on nous enfonce lentement dans le ventre. »Dans ce roman, on accompagne donc...
le 8 mars 2026
C’est Françoise Giroud qui a le mot juste à propos de ce livre quand elle écrit à son propos que « c’est une épée que l’on nous enfonce lentement dans le ventre. »
Dans ce roman, on accompagne donc chacun des Justes (Lamed-waf) de la lignée des Lévy de l’an 1185 à l’an 1943. Du premier jusqu’au dernier des Justes, Ernie Lévy. Chacun des Justes nous prend par la main, et nous les accompagnons jusqu’à leur fin. Avec chacun, nous traversons les vicissitudes du peuple juif, de la Pologne à la France, en passant par l’Allemagne.
Saga familiale, conte cruel, récit mythologique, roman d’apprentissage, il y a un peu de tout cela dans cet ouvrage. Les dernières pages – je rappelle que c’est un roman – tiennent de la restitution historique, celle de la marche vers l’horreur d’Ernie Lévy. Leur lecture est plutôt éprouvante.
Au final, Ernie Lévy, le dernier des Justes, est celui qui n’abandonne pas, évoluant pourtant dans un monde qui l’a abandonné ; Ernie Lévy est celui qui, en ajoutant sa folie au malheur, transcende l’Histoire.
Je ne suis pas sûr d’avoir compris tous les aspects du livre, ceux qui font référence à la culture juive ; je pense notamment au chapitre intitulé « Le mariage d’Ernie Lévy »… Celui-ci m’a fait la même impression que les peintures de Chagall ou celles de Garouste : elles passent devant moi, avec leurs éléments flottants sans assise, et n’ont aucune prise sur ma personne. Je n'en suis pas.
« Le dernier des Justes » n’en demeure pas moins un grand roman. En tout dernier, André Schwarz-Bart écrit : « Hier, comme je tremblais de désespoir au milieu de la rue, cloué au sol, une goutte de pitié tomba d’en haut sur mon visage ; mais il n’y avait nul souffle dans l’air, aucun nuage dans le ciel… il n’y avait qu’une présence. » Je ne suis pas sûr que cette goutte suffise, même celle d’un Juste, à nous nettoyer du sang d’alors versé.
Créée
le 8 mars 2026
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