Il est ici sujet de tombes pillées, d'ossements millénaires, de sépulcres saccagés, et de collections macabres... Tout est noir, poisseux et transpire la saine folie de ses protagonistes. Mais Lovecraft enrobe cela de son vocabulaire à tiroirs, de sa poésie funèbre, de ses descriptions magiques - car il y a bel et bien de la magie dans son écriture, y a qu'à lire le début de "L'Abomination de Dunwich" pour s'en convaincre (https://www.senscritique.com/liste/Ces_passages_a_lire_relire_et_relire/944063) - que le récit, sans en perdre de son atmosphère oppressante, reste pourtant attirant.
Comme un poison ? Il y a peut-être bien quelque chose de cela...
Quant à sa place dans le cycle du Cthulhu, je ne peux pas encore en juger, n'ayant lu qu'une petite partie de toutes les nouvelles qui le composent. Mais ce qui est certain, c'est que cette courte histoire me donne envie de m'y plonger sans retenue !
Si vous souhaitez vous aussi vous plonger dans toutes les nouvelles qui composent le Mythe, je ne peux que vous recommander l'édition Bouquins de Lovecraft, chez Robert Laffont !