Michael Crichton signe ici la suite de Jurassik Park et je dois dire que je suis plus mitigée sur ce dernier.
Là où dans Jurassik Park on nous présentait un environnement (soit-disant) sous contrôle et plutôt aseptisé, l’auteur nous plonge sur une île où la nature semble avoir repris ses droits.
Comme dans le premier, l’auteur prend le temps de nous exposer les dangers de la science, au fait que l’homme prônerait sa supériorité face aux autres espèces. Ici il n’en sera rien puisque les dinosaures occupent la plus grande place de l’histoire.
On a droit à des passages de théorie d’adaptation des animaux à leur environnement et de l’évolution qui bien qu’intéressantes me paraissent à force barbante au vu du contraste de la situation.
Concernant les personnage, j’avais déjà eu dû mal à m’attacher à la plupart d’entre eux dans le premier; l’auteur ne leur fait même pas passer une once d’émotion, ils ne sont même pas touchés par la mort… ils arrivent toujours à être maître d’eux et à conserver leur sang froid, c’est tellement crédible surtout au vu de ce qu’ils subissent…
Et puis finalement ça leur aura servi à quoi d’être venu…? rien n’a eu d’effet sur eux, le dénouement est totalement abrupte, je ne vois même pas l’intérêt quelconque d’avoir fait cette suite.
Même les supposés “méchants” de l’histoire sont relégués au second voir troisième plan devenant presque inutile à l’histoire, leurs actes seront d’autant plus insignifiant qu’ils ne servent que de prétexte pour que le “cauchemar recommence”.
Il n’y a plus d’émerveillement ni d’effets de surprise que j’ai pu ressentir avec Jurassik Park, cette fois-ci tout est basé sur l’action et c’est totalement assumé par l’auteur.
Attrayant, mais pas alambiqué comme son prédécesseur.