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Le Petit chose
Maintenant, au milieu de ce chenil, figurez-vous une horrible négresse avec de gros yeux de nacre, des cheveux courts, laineux et frisés comme une toison de brebis ...
le 15 mai 2021
Deuxième œuvre de Daudet pour moi après L’Arlésienne, et changement de décor. On quitte le Sud pittoresque pour entrer dans un récit largement inspiré de la propre jeunesse de l’auteur, tant les parallèles entre Daudet et Daniel Eyssette, ce Petit Chose, sautent aux yeux. Le roman oscille constamment entre découragement et espérance.
Décourageant d’abord parce que l’on suit une suite quasi ininterrompue d’échecs, d’humiliations et de pauvreté. Daniel semble prisonnier de son statut d’éternel enfant. Il manque de fermeté, se laisse porter par les événements, velléitaire, tendre mais fragile, incapable de s’imposer réellement au monde. On avance avec lui, mais sans véritable progression spectaculaire. C’est presque frustrant tant on attend un sursaut qui tarde à venir.
Et pourtant, le roman reste profondément lumineux. Malgré les avanies et les bassesses qu’il subit, le héros ne devient jamais cynique. Il ne reproduit pas la dureté de ceux qui l’écrasent. Il conserve une forme de pureté, une fidélité à lui-même qui constitue sa vraie force. Aidé par quelques figures bienveillantes, il parvient à trouver une place, à aimer, à tenir debout sans trahir sa nature.
Ce roman d’apprentissage est donc ambigu. Il ne suit pas le schéma classique de la métamorphose héroïque. Daniel ne devient pas un conquérant, il ne triomphe pas par la volonté. Il reste lui-même, avec ses failles et sa sensibilité, et c’est peut-être là sa victoire discrète. Daudet propose ainsi une autre forme de maturité, plus intérieure que spectaculaire, plus fragile mais plus humaine.
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Créée
le 20 févr. 2026
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