Un excellent roman, épais mais relativement facile à lire.
Construit sur une alternance temporelle nous transposant de chapitre en chapitre du XVIème siècle à Amsterdam au début du XXème siècle pendant la montée du nazisme, nous découvrons deux personnages que tout oppose.
D'un côté, Spinoza, philosophe juif athée qui poussera sa logique de liberté de pensée jusqu'à se faire exclure de sa communauté et de l'autre, Alfred Rosenberg, qui dès le début des années 30 s'érigera en porte étendard de la doctrine nazie, devenant tour à tour rédacteur en chef du principal journal antisémite puis responsable de la spoliation des biens des juifs dans les années de guerre.
Le lien entre ces deux personnages ? La fascination qu'exerce à quatre siècles d'écart le premier (Spinoza) sur le deuxième (Rosenberg) avec cette question à la clé, insoluble pour le nazi : comment un juif - Spinoza - a-t-il pu être doté d'une aussi grande intelligence et devenir un maître à penser pour Goethe. Un vrai problème, Le Problème Spinoza !
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