A l'heure actuelle, je me passionne assez bien pour les lectures qui nous plongent dans le monde de nos ancêtres et plus particulièrement la période du Moyen-Âge. Ce livre de Vigarello nous entraîne dans l'idée que les gens au Moyen-Âge, à la Renaissance jusqu'à la révolution industrielle se faisaient de la propreté et de la saleté.
On y découvre au gré de la lecture que l'eau n'a toujours pas été en odeur de sainteté et que la peste n'y a pas notamment pas été étrangère. On y voit le développement des bains publics, leur retrait, l'eau qui est vue comme un élément de loisirs et non de propreté, etc. Bref, sur papier, le sujet est extrêmement intéressant et assez captivant car c'est finalement un sujet qui est assez peu traité tant à l'école que de manière générale dans la culture. Il y avait lieu de découvrir plein de choses pour une personne lambda comme vous et moi et c'est le cas.
Mais force est de constater que Georges Vigarello est un petit peu comme ces professeurs qui possèdent une manière extrêmement intéressante mais qui ont du mal à la rendre complètement captivante. L'auteur part dans des dizaines d'exemples et annotations tirées d'éléments au point de rendre l'ensemble parfois assez assommant.
Je regrette aussi le point de vue finalement très français de la chose alors qu'il aurait pu être intéressant de s'attaquer à cette notion de propre et de sale en Europe de manière un peu plus générale sans rentrer dans autant de détails que pour la France.
Dans l'ensemble, j'en retire une lecture assez agréable mais j'ai quand même l'impression que dans la forme, on aurait pu faire beaucoup mieux.