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Le Rêve le plus doux ***
Traduction : Isabelle D. Philippe
Flammarion, paru le 02/01/2004.
La première partie du livre, qui se déroule dans les années 60, nous décrit la vie dans la maison londonienne de Julia, où sa belle-fille Frances, toujours prête à se sacrifier, se bat pour faire face aux besoins de ses enfants et offrir un foyer à leurs amis déboussolés et en rupture avec la société. Le « camarade » Johnny, communiste, ex-mari de Frances, idéologue du PC britannique et élément de tension permanente, aveuglé par ses illusions révolutionnaires, apparaît totalement irresponsable et incapable de prendre soin de ses enfants, qu’il laisse égoïstement aux soins et à la charge de Julia, sa mère, et de Frances.
La seconde partie du livre est centrée sur les années 80 et décrit l’évolution des protagonistes qui ont, pour la plupart, abandonné leurs grandes idées de changement du monde pour rentrer dans le rang ou devenir d’infâmes dictateurs en Afrique. Elle se concentre sur le personnage de Sylvia, jeune médecin qui s’engage dans une expérience dramatique comme docteure dans un village africain ravagé par le sida. C’est pour moi la partie la plus prenante de ce roman très dense et riche en thèmes, le personnage de Sylvia étant très émouvant, et la description de l’effroyable gâchis ayant succédé à l’indépendance d’un pays africain — la Zimlie, pays imaginaire qui ressemble trait pour trait à la Rhodésie où l’autrice a passé ses jeunes années — étant à la fois d’une grande férocité et d’une profonde tristes
Créée
le 16 janv. 2026
Critique lue 8 fois
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