(Librairie). Le charme de ce roman réside dans toute la douceur et la poésie qu'il déploie doucement. Je pense que je l'aurai bien plus apprécié si je n'avais lu Les oiseaux de Tarjei Versaas, qui là aussi nous parle de maladie mentale, et de rapport fraternel, et de sens de la vie au travers des oiseaux. La puissance des Oiseaux m'avait bien plus touchée, mais si vous ne l'avez pas lu, commencez par le Roitelet.
A noter quand même :
CHAPITRE 32 - J'ai fini par comprendre qu'il recherchait dans la lecture au moins un peu de la proximité humaine qu'il ne trouve pas dans sa vie. (...) "Je veux que les livres changent ma vie ! J'en ai assez de ces écrivains qui au lieu d'écrire accablent de mots leurs phrases, comme s'ils n'étaient que des commentateurs, de simples employés ou, je ne sais pas moi, des publicistes :" Puis il a tourné les talons, a poussé en sens inverse la petite porte à ressort, et, de loin, nous avons entendu le bruit de sa bicyclette déraper rageusement sur le gravier de l'allée.