Le sang et la cendre est une de ces aaga qui a permis de populariser la romantasy. Oui, Sarah J Maas est une des plus connues. Holly Black également. Mais, clairement Jennifer L Armentrout n’est pas en reste. Bien qu’elle soit un peu moins côtée ; un peu moins dans les recommandations. Le sang et la cendre reste encensée comme critiquée, parfois avec des arguments bancals, parfois avec des arguments plus légitimes, car lorsque c’est une question de goût je suis plus à l’écoute que lorsqu’il y a un fond de misogynie. Bref, je ne suis pas ici pour faire le procès de qui que ce soit mais pour vous parler de ma lecture.
J’ai commencé ma lecture en pensant que ça allait être une lecture sympa mais sans plus. Objectivement, elle est pleine de clichés. Pour autant, je trouve qu’elle s’est accaparée ces clichés pour en faire quelque chose à sa sauce. Ce n’est clairement pas l’écriture la plus complexe, la plus poétique ou la plus alambiquée. C’est une écriture très simple tout comme l’histoire. La simplicité n’est pas une mauvaise chose. Surtout quand elle a autant de choses à dire.
J’ai bien aimé Poppy. Poppy est une jeune femme qui a vécu des choses très dures. Elle a connu l’amour de ses parents et l’a perdu. Elle se retrouve comme fille pseudo adoptive d’un duc et d’une duchesse qui ne lui offre pas du tout le même amour. Ils lui apprennent plutôt à avoir honte de ce qu’elle est, de ce qu’elle a survécu, des séquelles qui resteront à jamais sur son corps et dans son esprit. Elle s’est développée dans la violence. Et, elle aurait pu se laisser aller au désespoir, à la dévalorisation et la victimisation excessive. Pourtant, elle apprend à désobéir pour s’affranchir quelques heures de son devoir qu’elle n’a jamais demandé. Elle apprend à gagner quelques heures de liberté. Elle apprend à se battre dans un univers patriarcal où les femmes ne devraient pas l’apprendre. Elle devient forte mais garde sa vulnérabilité et ses espoirs. L’autrice met énormément en avant son courage. Peut-être un peu trop… Il aurait été intéressant de développer un peu plus de compliments que “Tu es courageuse” quand elle en reçoit. Il y a tout de même un certain équilibre entre courage et peur, entre force et vulnérabilité ou encore entre espoir et fatalité.
J’ai aussi bien aimé le personnage de Viktor. Il devient ce qui ressemble le plus à un père. Comme il lui dit, il n’est pas là pour le remplacer mais il n’empêche qu’il aime Poppy comme on aime un enfant. C’est lui qui lui apprend à se défendre, à se battre, et cela va au contraire des ordres auxquels il se plie d’habitude. C’est un personnage plein de contradictions entre protection, devoir et le fonctionnement de l’univers dans lequel il a évolué.
Enfin, certains personnages arrivent doucement. Et je n’en parlerai que dans les prochains tomes, car je ne saurai le faire pour celui-ci sans aucun spoil.
Au niveau de l’intrigue, j’ai deviné pratiquement tous les éléments. Comme je le dis plus haut, on reste dans les standards et dans les clichés de la romantasy. N’étant pas à ma première romantasy, je commence à vite deviner son fonctionnement. Il y a un eu, cependant, un élément qui m’a surprise parce que je pensais que ça allait arriver plus tard dans la saga. Avec du recul deux éléments parce que la fin m’a laissé un peu dubitative. Qui fait ça ? C’est quoi cette demande ? J’ai eu un fou rire. L’autre élément qui m’a surprise vient avant un voyage et j’ai été servie en termes de female rage alors ça me va, mais je ne m’y attendais pas, pas comme ça. C’était une agréable surprise.
J’ai en tête quelques hypothèses pour la suite que j’ai hâte de découvrir. Je me suis procuré la saga entière à la médiathèque et je vais me plonger dedans pendant les prochains jours. J’ai envie de me challenger un petit peu et de me donner deux semaines pour lire les tomes. Mais ce n’est clairement pas une obligation de ma part donc je verrais bien.