Ce quatrième tome de la saga des Berserkers (qui en compte 8) revient au recueil de nouvelles comme dans le premier ; un format que maîtrise bien mieux Saberhagen, car lorsqu’il se met au roman, ça tourne souvent en eau de boudin.
De petites histoires donc sur la lutte millénaire de l’humanité face aux machines de mort sournoises et terrifiantes qui n’ont pour mission que d’éradiquer toute forme de vie dans la galaxie… Sur ces 10 nouvelles, quelques bonnes idées sont développées ici mais dans l’ensemble seule la moitié se révèle vraiment intéressante, le reste étant soit tiré par les cheveux, soit à la limite d’un grotesque que l’on suppose involontaire.
Les bonnes nouvelles sont celles qui exploitent l’imprévisibilité et la duplicité non moins imprévisible du genre humain qui parvient souvent à trouver in extremis le moyen à la fois de démasquer puis de battre à leur propre jeu les machines à la logique et l’efficacité trop parfaites…
L’adaptation humaine dans la lutte pour sa survie démontre ainsi son ingéniosité face à la machine certes retorse mais peu imaginative. Un tome donc moyen pour la saga mais certainement pas inintéressant finalement.