Pagnol, tu me fends le coeur...

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Avouons le tout net : ce film ne sera pas dédié aux fans de Tarentino...

Dès les premiers tour de manivelles du cinématographe, on voit une vieille charrette se frayant un passage à travers les chemins campagnards de la garrigue irriguée de soleil... Où la quiétude n'est interrompue que par le chant des cigales ne prévoyant pas leur nourriture d'hiver et qui l'été fini, seront fort dépourvues...

Ce paysage provençal, aux bonnes senteurs d'anis, évoque bien sûr la Provence et Marseille, chères à Pagnol (18945-1974) qui constitue le troisième tome de ses souvenirs d'enfance paru en 1960.

On ne s'en rendrait pas compte tant le décor rustique est bien planté dans le film de Christophe Barratier (1963/----) dont c'est le sixième des sept films depuis 2004, et qui avec 441 741 entrées, n'aura pas égalé le succès des "Choristes" ayant atteint lu, 8 669 186 spectateurs.

Pour une première tentative, ce fut le coup de génie...

Qu'importe, ici, ce scénario du réalisateur auquel aura collaboré Laurent Turne, nous transplante en ces années des débuts 1900 où Marcel Pagnol a dix ans et déserte pour les vacances et avec sa famille le centre-ville de Marseille pour profiter du calme de l'arrière pays dans une bastide apaisante...

Il y retrouve ses potes habituels avant de ressentir ses premiers émois devant une gamine de son âge, un peu affabulatrice, "fille de...", qui découvre les avantages qu'elle peut tirer de son sexe, de son charme et de sa malice ...

Elle fait de son admirateur d''adolescent conquis à sa cause, le héros d'un épisode de sa vie où un mâle guerrier a risqué sa vie pour la protéger d'un monstre, avec pour seule arme, son bâton de marche... En fait une araignée qu'a grossie le champ du zoom !

Le film est constitué de scènes tantôt poétiques, tantôt aventureuses où on découvre loin des progrès techniques de l'informatique et autres, comment pouvez voir belle la vie... sans avoir à se soucier de l'endroit où on se recharge les batteries... Enfin celles de la robotique !

Un retour à la vie au calme, dans sa sérénité où l'on ne se soucie que de ce qu'on va manger au prochain repas, et qui s'assortit d'une superbe analyse psychologique de Pagnol...

Le casting est une petite merveille, tout comme la musique, art que connaît bien le réalisateur mais dont il confie ici la baguette à Philippe Rombi...

Ce n'est certes pas bien révolutionnaire, c'est patrimonial et beau comme un long fleuve tranquille.

Marseille n'est plus ce qu'elle était...

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Chérie 25 le 14.08.2025-


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le 17 août 2025

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