Qu’il est épique et grandiose, impressionnant de maîtrise narrative, ce tome ! (le quatrième dans la Saga du Sorceleur)…
Ce tome dépeint aussi bien les enjeux politiques avec brio et précision qu’un monde d’heroic fantasy toujours très riche peuplé de personnages à la psychologie très étudiée. La façon d’ailleurs qu’a Sapkowski de décrire et d’installer les tenants et aboutissants de son épopée par de nombreux dialogues remarquablement écrits ne laisse pas d’étonner : on se fait son propre film dans sa tête, un film grandiose !
Car comme de coutume, le monde imaginé par l’écrivain est à la fois étonnamment vraisemblable et réaliste, car il n’y a ici aucune place pour la naïveté et la niaiserie à l’inverse de la fantasy occidentale très habituelle. On a l’impression d’y être… en totale immersion, via, il est vrai, le style à la fois simple et sophistiqué, détaillé de l’auteur.
Avec ce tome, c’est aussi l’occasion de se recentrer sur l’autre personnage clé de cette histoire, Ciri l’élue, la fille virtuelle et spirituelle de Geralt (et Yennefer) en quelque sorte et rien moins que l’enfant du destin du monde en ce ‘temps du mépris’ ! quel chef-d’oeuvre en tout cas, qui pourrait (déjà) se suffire à lui-même (mais les tomes suivants ne sont pas en reste !).