Martyr-larigot
C'est quand même bien distinct de la rigidité classique que l'on me vend depuis le secondaire. En vérité, peu m'importe de savoir que la pièce s'offre davantage à l'esthétique baroque par moments ;...
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le 23 déc. 2019
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C'est quand même bien distinct de la rigidité classique que l'on me vend depuis le secondaire. En vérité, peu m'importe de savoir que la pièce s'offre davantage à l'esthétique baroque par moments ; c'est que je regrette surtout que l'on m'a caché l'œuvre de Rotrou pendant si longtemps. Après la lecture de Corneille - trop alambiqué - et de Racine - qui se répète sans cesse -, Le véritable Saint-Genest se devine comme un nouvel ailleurs. Effectivement, Rotrou n'est pas aussi "précieux" que ses contemporains ; n'écartons pas son génie. Il y a là la tentative intelligente de corriger l'écart entre la fiction et la réalité, qu'assure un jeu métafictionnel ; à cela, il faut ajouter une ambiguïté de l'auteur au regard du crédit qu'il accorde à son héros pour son sacrifice. Une lecture augustinienne ou sceptique de la grâce ? Le lecteur est perdu. Sans doute le Saint-Genest de Rotrou apparaît à cet égard comme une pièce véritablement singulière. Une fois de plus, la littérature du dix-septième témoigne de la profonde réflexivité qu'elle emploie ; Le Roman comique de Scarron, Le Roman bourgeois de Furetière, ou L'Illusion comique constituent d'autres exemples.
Comparez le portrait de Rotrou avec ceux de l'auteur de Phèdre, et celui du Cid ; voyez qui semble le plus sympathique.
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le 23 déc. 2019
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C'est quand même bien distinct de la rigidité classique que l'on me vend depuis le secondaire. En vérité, peu m'importe de savoir que la pièce s'offre davantage à l'esthétique baroque par moments ;...
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le 23 déc. 2019
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Au regard de ce que l'on m'avait vendu comme "le sommet de l'épouvante japonaise" ces dernières années, force est de constater que le film n'est pas véritablement à la hauteur ; le pleutre que je...
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le 2 nov. 2019
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Je découvre ce film déjà adulte, pourtant il semblerait que Dark Crystal de M. Henson en ait marqué plus d'un, pendant l'enfance. Force est de constater que le film - et plus particulièrement son...
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le 16 juin 2019
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C'est qu'on parle depuis un moment déjà de Bong Joon-ho ; ce, pas forcément à tort. Ça fait du bien de voir un film traiter des "prolétaires" sud-coréens et de la question des "plus pauvres" en Corée...
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le 26 juin 2019
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