6
le 24 janv. 2022
SuivreOu est Vittorio
Le soir de réveillon, toutes ses femmes sont là, mais Vittorio ne vient pas Le livre, donnant la voix à chacune, dresse des portraits teintés de jalousies et de rancœurs, de regrets et...
Comme tous les romans de Caterina Bonvicini, Les femmes de pourrait aisément être adapté au cinéma et l'on imagine déjà le film qui en serait tiré, une comédie on ne peut plus italienne, entre cruauté et tendresse. Voici donc 7 femmes, de toutes les générations, qui attendent ensemble, un soir de Noël, la venue d'un homme qu'elles ont chacune en commun dans leur vie puisqu'il s'agit de leur fils, père, frère, mari actuel ou passé, amant. Mais le dénommé Vittorio ne viendra pas. Mieux (ou pire), il annonce qu'il va disparaître pour une année entière. Caterina Bonvicini donne la parole à chacune de ces 7 femmes, à tour de rôle, dressant des portraits sans concession de leurs petits et grands défauts et de leurs relations entre elles, pas mal fondées sur la jalousie et la méchanceté, au départ, mais qui vont évoluer dans un sens assez inattendu et apaisé. La construction chorale du livre est très futée et propose au passage une vision acerbe de la bourgeoisie d'une ville, Milan, que la florentine Caterina Bonvicini n'épargne pas. Vittorio va-t-il enfin réapparaître ? C'est tout l'objet du dernier chapitre qui propose un twist étonnant qui a un double effet : rendre un peu dérisoire tout ce qui a été écrit auparavant et "renverser la table", comme on le dit aujourd'hui pour tout et n'importe quoi. Un pari risqué que cette conclusion mais bien dans l'esprit d'une romancière qui aime bien secouer ses lecteurs, comme on a pu s'en apercevoir dans L'équilibre des requins ou Le lent sourire, par exemple.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Mes livres de 2020
Créée
le 1 juil. 2020
Critique lue 123 fois
6
le 24 janv. 2022
SuivreLe soir de réveillon, toutes ses femmes sont là, mais Vittorio ne vient pas Le livre, donnant la voix à chacune, dresse des portraits teintés de jalousies et de rancœurs, de regrets et...
6
le 28 mai 2023
SuivreDepuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
8
le 25 août 2021
SuivreIl est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...
8
le 25 sept. 2021
SuivreEnfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème