Bien que court, “Les Nuits Blanches” de Dostoïevski est assez bouleversant, porté par une atmosphère presque irréelle, à mi-chemin entre le rêve et la réalité. La rencontre des personnages nous livre des émotions brutes, oscillant entre spontanéité et pudeur, passion et retenue. Leur idylle a tout d’un amour adolescent, intense et absolu, sans raison ni mesure.
Le deuxième chapitre, en particulier, illustre cet état d’extase et de découverte de l’autre. Il se lit comme un moment suspendu, marqué par l’émerveillement et l’espoir (que je recommande lire en écoutant Scarborough Fair).
Mais au fil des pages, l’euphorie vacille, laissant place au désarroi. L’élan qui portait les personnages se brise, entraînant vers une fin tragique.
Une lecture brève, mais marquante.