3e (et dernier?) volet des enquêtes de Alexandra Dueso, dite Alex, membre de la fictive BCDS (brigades des crimes et délits sexuels).
C'est pour moi le plus abouti de la trilogie. On peut le lire sans avoir lu les 2 autres, mais je pense qu'on perd en profondeur. Nombreuses références sont faites aux 2 premiers volets. Et on retrouve donc notre troupe, Alex ou Dueso (et son fameux chignon) ; son binome et compagnon Marco ; Elies et Daumet, Wantz et Martin, Favier et et Audin et le commissaire Blondeau.
Comme dans les précédents roman gravitant autour de la brigade, on va suivre plusieurs enquêtes, ce qui donne parfios l'impression d'un roman décousu ou d'une accumulation de plusieurs nouvelles policières. Mais la mayonnaise prend mieux cette fois pour moi, notamment via le fil rouge d'un carnet retrouvé par Dueso, qui donne la parole à une jeune ado dont le récit va rythmer le roman, jusqu'à devenir le coeur de l'enquête final et révèle la vraie nature des ogres.
Comme les autres romans de l'autrice, nombre de propos sont sourcés ou repose sur de la recherche sociologique.
On a donc à la fois un objet de vulgarisation au sujet des violences patriarcales ; et un roman obsédant.
J'ai été happé par les 150 dernières pages que j'ai lu d'une traite. En pensant souvent comme Dueso qu'il faudrait peut être tous nous tuer parfois...
Certains rebondissement sont un peu téléphoné, lais cela ne gâche rien au suspens globale. Attention, il y a des passages très crus, écrit à la première personne, ce qui peut être remuant.
La postface faisant le pont avec l'actualité (notamment les viols de Mazan) est salutaire et nous rappelle que les ogres ne s'attaquent pas qu'aux enfants et peuvent parfois passer inaperçus dans nos sociétés.