Ça faisait un bail qu’on me l’avait chaudement recommandé celui-là. Et franchement, ça se comprend!
C’est hyper cool comme bouquin.
En plus moi, en tant que «fan» (Bouh le fanatisme!) de GoT, j'étais sûr d'y trouver mon compte.
En effet, il est aisé de sentir, en parcourant les pages de ce livre, à quel point il a dû influencer GRR Martin dans l’écriture de sa Saga. On y retrouve un peu tous les ingrédients qui ont fait le sel de son succès (For les Dragons, bien sûr); les complots politiques retors, les mises à morts bien glauques, les séances de Conseil Royal avec jeux de chaises musicales et même certains personnages (il y a même un nain, c'est dire).
Les personnages sont bien travaillé et plutôt attachant. A titre personnel, j'ai adoré Béatrice d'Hirson; quelle panache, quelle classe! Une femme fatale tout en subtilité. Flippante autant que fascinante. Et délicieusement iconoclaste! Un petit ange (diabolique) partie trop tôt (snif)...
Franchement, dans le domaine du Roman Historique, c’est une pépite; bien supérieur (à tous les niveaux) au fameux 3 Mousquetaires (déso Dudu, mais c’est comme ça).
Si vous aimez l’Histoire et/où les romans de dark Fantasy, cet habile mélange devrait vous satisfaire pleinement.
Du coup, dithyrambique comme je suis depuis le début, on serait en droit de se demander, pourquoi une note si relativement basse comme celle-ci?...
C’est une bonne question. Je me remercie de me l’avoir posée.
Et bien pour tout dire, ce livre frôle la Perfection pendant un bon moment, mais il finit malheureusement par se vautrer de façon complètement inexplicable sur la fin.
En effet, si les ¾ se boivent comme du p’tit lait, la dernière partie est absolument imbuvable (et je pèse mes mots!).
Il y a une rupture de ton assez violente dans ce dernier Tome par rapport à ce qui se faisait précédemment. D’un coup, on passe, sans crier gare, ni même aéroport, à un récit à la première personne. Déjà, sur un plan purement formel, ça dénote.
Mais en plus de ça, le narrateur, mais quel gros lourdaud! Mais quel insupportable pipelette!
«et blablabla et passe moi le sel et blablabla et le Comte de Trifouillis les oies grasses il est pas très doué pour mener ses hommes et blablabla le steack est trop cuit et blablabla le Pape se méfie du Roi et blablabla tu es bien jeune mon cher, moi aussi j’ai été jeune et blablabla…»
Sérieux, achevez moi!! En plus, le faquin ose à un moment se plaindre d’un personnage qui serait par trop bavard… Mais c’est l’hôpital qui se fout de la Charité sur Loire!
Nan, vraiment cette dernière partie est infâme. A tel point qu’il est bien plus agréable de lire directement les articles Wikipédia…
C’est d’autant plus dommage que cela correspond à ce qui aurait pu être une partie passionnante (la Guerre elle-même).
Pour tout avouer, j’ai même pas réussi à aller au bout, alors que j’avais littéralement dévoré les 6 premiers Livres en quelques jours…
Dommage, vraiment très dommage. Mais à lire tout de même.