On va évacuer ça rapidement : oui, Ambre Chalumeau est la chroniqueuse culture de chez Quotidien, oui elle est jeune et c'est une fille de, oui elle a moins galéré que bien des auteurs pour se faire publier. Bon, pour ma part j'écoute son podcast littéraire assez court où elle parle dans chaque épisode d'un bouquin qu'elle aime, c'est surtout ça mon rapport à l'autrice. Ça ne réinvente pas la roue, mais ça donne envie de lire.
Et dans ce bouquin on retrouve cet amour des longues phrases avec de jolis mots, c'est parfois un peu indigeste mais j'y suis habitué à travers ses podcasts et au bout d'un moment on s'y fait en lisant ce roman. Il y a aussi pas mal de jeux de mots qu'on pourrait considérer comme des blagues pas drôle mais ça m'a un peu amusé. Rendre tangible cette rage d'ado sans tomber dans la caricature, ce n'est pas si simple et dans ce roman ça le fait.
Je pense qu'il y a aussi une attache générationnelle qui fait que je crois à ce récit de fin d'adolescence qui touche plusieurs personnages autour d'un gamin dans le coma. J'ai connu la prépa (pas littéraire ni parisienne certes), j'ai connu le moment où Facebook était le réseau social des jeunes, tout ça me parle car j'avais à peu près le même âge que les protagonistes, à peu près le même âge qu'Ambre pour les événements qu'elle raconte.
Alors je ne trouve pas ça hyper bien écrit, mais ça m'a quand même un peu ému et la démarche de croiser ces vies autour du destin d'un type qui ne peut pas agir dans le récit a bien marché sur moi.