Prenez le temps de respirer. Lettres d’amour de Kamakura d’Ito Ogawa est un roman comme un souffle, doux et précis, qui m’a touchée bien plus que je ne m’y attendais. Si, comme moi, vous adorez les histoires simples, mais profondes, les personnages attachants et la beauté du quotidien, alors ce livre pourrait bien vous séduire.
Comment débute le livre ?
Le livre commence par une lettre d’Hatoko Amemiya à ses clients. Elle leur annonce la réouverture de la papeterie Tsubaki après une interruption. En effet, elle s’est occupée de ses deux enfants, Koume, une petite fille et Rentarô, un petit garçon.
Sa lettre est imprimée sur du papier rose pâle, pour évoquer les cerisiers en fleur et la liasse est déposée dans une boîte avec un insert parfumé. Hatoko choisit l’enveloppe avec soin et appose un timbre qui représente une famille. Le ton est donné.
Qu’en ai-je pensé ?
J’ai apprécié les deux précédents livres qui mettent en scène Hatoko (La papeterie Tsubaki et La république du bonheur), mais je n’avais pas été aussi émue qu’en lisant Le goûter du lion. Par conséquent, j’avais été un peu déçue que son dernier roman reprenne le personnage d’Hatoko. Quelle erreur ! L’écrivaine, dans ce roman, comme dans le précédent, est au sommet de son art.
Certes, il ne se passe pas grand-chose, mais les petites histoires des clients qui demandent à Hatoko de résoudre leur problème en écrivant une lettre sont plus subtiles. Par ailleurs, Hatoko fait face à des difficultés, sans doute banales, mais qui n’en sont pas moins finement traitées. QP, la fille aînée, est en pleine crise d’adolescence et bat froid à sa mère. Mitsurô, son mari, a ses propres défauts, enfin, elle va recevoir un courrier qui va changer l’image qu’elle avait de l’Aînée, sa grand-mère.