8
228 critiques
Horreur terreur
Livre audio – Lu par Hadrien Rouchard : 9h15 Après avoir écouté “L’Amulette” j’ai poursuivi ma découverte de Michael McDowell avec “Lune froide sur Babylon”. Floride 1980. Ambiance moite, chaude,...
le 17 févr. 2026
Lune Froide sur Babylon, c'est la seconde œuvre de McDowell, publiée en 1980 après The Amulet, son premier roman sorti en 1979. L'auteur avait alors 30 ans.
Après le gothique et poisseux du New York victorien, nous passons ici au gothique éthéré du Sud des États-Unis des années 70, entre la Floride et l'Alabama. Cette précision est significative, car McDowell aime personnifier les lieux et les époques de ses romans, leur attribuant ainsi une place essentielle. Et puis le Sud, c'est sa patrie, lui l'enfant de l'Alabama, à l'instar de son contemporain et collègue Robert McCammon, avec qui il partage la scène de l'horreur des années 80 (love sur Zephyr, Alabama en passant. Rien à voir mais ça fait du bien ❤️).
De mon côté, après les lectures effrénées des Aiguilles d'Or et de Katie, que j'ai adorées à plusieurs égards, il m'apparaissait certain que Lune Froide sur Babylone prendrait le même chemin. C’est tout simplement qu'avec ces deux livres (et oui, je n'ai toujours pas lu Blackwater !!!), je suis devenu fan de l'écriture de McDowell qui excelle à poser des personnages dans un décor, une ville et une époque. D'ailleurs, sa capacité à immerger le lecteur dans une sorte d'ambiance glauque est déjà perceptible dans ce second roman.
Ici, dès le départ, j'avais l'impression d'être dans une sorte de Twin Peaks des sixties, avec une petite ville du Sud, fermée sur elle-même, où l'on peut trouver des fermiers, cheerleaders ou banquiers, sans oublier le Styx, cette rivière qui joue un rôle central dès le début du récit. On retrouve vite le style gothique de McDowell, mêlant horreur, vengeance et dynamiques familiales troublantes.
Cependant c'est ici que pour moi, une petite rupture se crée avec mes lectures passées. Le plaisir n'a pas été le même, ni l'intensité de la lecture. Quelques raisons expliquent cela : un rythme inégal à certains moments, des longueurs descriptives qui n'ont pas toujours l'effet escompté, et au final, l'absence de personnages aussi forts que dans ces livres prémentionnés.
Cela dit, je préfère m'arrêter sur tout ce qui m'a fait aimer ce livre: son atmosphère, cette tension toujours palpable, et ces émotions humaines avec lesquelles l'auteur joue déjà habilement. Difficile en outre d'ignorer la signature de McDowell, avec un chagrin qui devient le moteur de l’horreur, et un récit qui s'approfondit au contact d'une subtile horreur surnaturelle. Son talent de conteur, propre à cette génération américaine, fait aussi des merveilles, avec des scènes carrément angoissantes et trash à souhait.
En refermant ce livre, j'avais ce sentiment légèrement mitigé du lecteur déçu de ne pas avoir vécu les mêmes expériences passées. Au final, je me demande quel aurait été mon ressenti si cela avait été mon premier McDowell. Peut-être que j'aurais été simplement envoûté par l'atmosphère unique du livre, empreinte d'une douce sensation de malaise émotionnel couvé par la Lune froide, mais bienveillante de Babylon. Rendez-vous en 2025 pour la sortie de l'Amulette, et encore bravo aux éditions MTL, on ne peut cesser de le dire !
Créée
le 13 oct. 2024
Critique lue 277 fois
8
228 critiques
Livre audio – Lu par Hadrien Rouchard : 9h15 Après avoir écouté “L’Amulette” j’ai poursuivi ma découverte de Michael McDowell avec “Lune froide sur Babylon”. Floride 1980. Ambiance moite, chaude,...
le 17 févr. 2026
6
1254 critiques
Premier lecture de Michael McDowell pour moi, j'ignorais qu'il avait notamment co-écrit "Beetlejuice" mais on n'est pas tout à fait dans le même registre ici.Enfin disons qu'il n'y a pas vraiment de...
le 3 mai 2025
8
1 critique
Une introduction qui donne le tonDès les premières pages, Michael McDowell nous plonge dans une scène chargée de tension. Naviguant sur la rivière Styx, Jim et Jo-Ann Larkin découvrent un sac en...
le 29 déc. 2024
10
161 critiques
Gros coup de cœur. Franchement, je ne m’y attendais pas vraiment, mais cette BD m’a juste scotché. Les dessins, l’ambiance, les sensations, le scénario : tout est là, et tout fonctionne. On se prend...
le 7 févr. 2026
8
161 critiques
Depuis quand Mathieu Bablet s’est-il imposé comme une référence de la BD française ? Depuis quand ses sorties sont-elles attendues à un tel niveau ? On n’est peut-être pas encore au stade d’un...
le 18 oct. 2025
8
161 critiques
Si le nom Eldiablo me semblait inconnu, son blaze m'a tout de suite fait penser au luchador du même nom, tout droit venu des Mutafukaz et Puta Madre que je venais de lire. Bien sûr, rien à voir, mais...
le 2 mai 2024
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème