Macbette
Fiche technique
Auteur :
Giovanni TestoriGenre : ThéâtreDate de publication (Italie) : 1974Langue d'origine : ItalienTraducteurs :
Giampaolo Gotti, Sylvia BagliParution France : 2009Éditeur :
Maison Antoine VitezRésumé · Macbette est le deuxième volet de la trilogia degli scarozzanti, après L’Ambleto traduit en français par Jean-Paul Manganaro, et avant l’OEdipus. Macbetto est la première pièce de Giovanni Testori écrite en vers libres. Il est entendu que la traduction en est quasiment impossible. Si avec L’Ambleto Testori a cherché a se distancier de la littérature, ici avec Macbetto il tente une opération littéraire ambitieuse, totale, le must de la littérature : la construction ex novo d’une langue qui n’existait pas auparavant et qui n’existera plus ensuite. Macbetto est dérivé de Shakespeare, évidemment, mais, en tant que structure dramaturgique, il dérive plutôt du livret que Piave a écrit pour le Macbeth de Verdi et en effet il en a conservé, à peine modifiées, les attaques des grands airs. Les rimes sont d’autant plus significatives que la structure métrique est libre. La rime prend son importance dans l’oralité. En effet, elle offre la structure et le rythme. Ceci appartient au registre de la tragédie et répond à un style très imagé. Nous y trouvons un style direct, parfois trivial suivi d’une envolée poétique de toute autre envergure. Nous avons donc tenté de respecter les différents niveaux de langue afin que se côtoient, comme dans l’œuvre originale, les différents registres. Nous avons prêté une grande attention au rythme et pour transmettre l’étrangeté nous avons souvent joué sur une musicalité propre à la langue française à travers l’élision parce qu’elle permet un rythme court, haché, une sorte d’urgence qui nous a semblé correspondre à la langue originale. La pièce elle-même nous semble essentielle dans le contexte actuel où la tragédie semble difficilement représentable. Cette difficulté nous semble liée à la qualité du langage la langue de Testori triviale et novatrice est pour nous vecteur d’une tragédie moderne. De plus ce texte nous a semblé soulever trois points essentiels dans les bras de fer de la modernité. Le rapport du pouvoir au masculin et au féminin. Le rapport à la guerre moderne : l’inacceptable pour Macbette c’est la guerre qui se fait de loin, sans s’y confronter celle que l’on fait en appuyant sur un bouton et la question de l’espoir, complètement fermé dans Macbetto dans un rapport étroit au nihilisme et au vertige du vide.



