Pauline Delabroy-Allard, auteure de « Ça Raconte Sarah », se réfugie seule pendant deux étés dans une maison amie. Besoin de solitude, de s’absenter du monde. Cette maison tanière va devenir le refuge de ses souvenirs, de ses sentiments, de ses douleurs, de son besoin de sentir le corps de l’autre emplir le sien. Un huis clos silencieux que seuls les bruits de la maison et des animaux qui l’habitent viennent troubler. Mélange de musique, de photographies et de mots. Un recueil original, un vague à l’âme sensuel qui emporte le lecteur. Pauline se livre par petites touches, comme des murmures, il suffit de prêter l’oreille. Une sensibilité à fleur de peau, la mélancolie qui transpire à chaque page, les maux qui deviennent des mots, magnifique.
« La poésie c'est le plus joli surnom qu'on donne à la vie ».
Cette phrase de Jacques Prévert donne tout son sens à cet ouvrage.