Les textes suivants ne sont pas des "critiques" mais des fiches de lecture personnelles que je me permets de partager. Les formulations sont donc parfois approximatives et les transitions lapidaires voire inexistantes. La première fiche concerne le Manifeste contre le travail, la seconde concerne Le Fétiche de la lutte des classes. https://www.senscritique.com/livre/le_fetiche_de_la_lutte_des_classes/44853908
Comme ce sont des fiches et non des critiques finalisées, je ne reviens pas sur la définition de certains concepts ou développements de la Wertkritik (notamment le concept particulier de travail qui est donné par ce courant). Je regroupe ici mes deux fiches car la lecture croisée de ces deux textes de la Critique de la valeur permet d'aborder plusieurs de leurs arguments qui sont en fait fortement liés les uns aux autres : fétichisme et déclin du Travail, fétichisme et déclin de la lutte des classes, crise finale (endogène) du travail.
Le format de la fiche de lecture implique aussi que le point de vue exprimé à chaque paragraphe n'est pas toujours le même, ce qui peut amener à des confusions à la lecture quand cela n'est pas précisé : parfois il s'agit de simplement résumer ce qui est dit par les auteurs, parfois il s'agit de critiquer leurs développements, parfois il s'agit de les prolonger.
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Introduction du Manifeste qui résume son propos : « Ce troisième manifeste montre que le capitalisme est entré dans une nouvelle phase dont les caractéristiques sont les suivantes : mondialisation (capital transnational), néo-libéralisme (limitation de l’interventionnisme politique et étatique) et fin du fordisme. En même temps, du fait de la 3ème révolution industrielle (la micro-informatique), le capitalisme connaît une crise sans précédent : 1. l’innovation de procédés va plus vite que l’innovation de produits ; 2. on supprime davantage de travail qu’on ne peut en réabsorber par l’extension du marché. Ce qui fait que le capitalisme se heurte à sa limite historique absolue. Krisis articule cette analyse du capitalisme et de sa contradiction interne au rejet de la problématique du sujet. Selon Krsis, il n’y pas de classe-sujet : ni la bourgeoisie, simple élite de fonction, ni le prolétariat, dont les luttes ne permettent pas de sortir du capitalisme. »
Le titre de la partie 1 est significatif et résume en bonne partie le propos des auteurs : « la domination du travail mort » (= le travail mort renvoi à la domination du rôle de la machine sur celle du travail humain – travail vivant - dans la production). Le travail aurait par ailleurs atteint sa « limite objective ».
Le travail est présenté comme une idole de la société capitaliste, surtout pour la gauche nostalgique du plein-emploi. L’emploi, c’est « n’importe quel travail » qui vaut mieux que le chômage, y compris les emplois les plus humiliants et difficiles. Il y a par ailleurs un mépris social du non-travail dans nos sociétés.
Le travail deviendrait rare, donc il y aurait exclusion de nombreuses personnes à l’échelle mondiale.
Le travail est aussi défini comme principe abstrait de la société capitaliste. Le travail, c’est la dépense abstraite d’énergie, peu importe la finalité ou le contenu du « travail » effectué. C’est autour de cette notion que la société capitaliste tourne. Les relations sociales sont de plus en plus englobées par cette relation abstraite du travail vidé de tout contenu.
Il y a des passages intéressants sur les managers et autres encadrants du Capital : leur vie est particulièrement misérable, plus que tout autre ils n’ont pas le droit de s’interroger sur le sens de leurs actions, au risque de comprendre l’aliénation la plus totale qui traverse leur vie quotidienne. La contrainte de la société du travail est muette et prend le masque de ces encadrants du capitalisme, masque que n’importe qui pourrait porter : il ne s’agit pas d’individus exploiteurs en soi.
Les auteurs rappellent la théorie de la crise finale de la Wertkritik : Une théorie de la contradiction fondamentale du capitalisme qui, pour augmenter sa productivité du fait de la concurrence (afin de dégager des profits à court-terme du fait de cette « avance » donnée par la productivité accrue), est de plus en plus composé de capital fixe (machines, robots…) et de moins en moins de capital variable (le travail humain). Selon la théorie de la valeur de la Wertkritik, le travail humain est le producteur essentiel de la valeur. Le capital fixe (par exemple : une machine) ne produit de la valeur que dans la mesure où cette machine a nécessité X temps de travail moyen humain. Dès lors, la valeur ne fait que baisser sur le long terme depuis le moment où il est devenu essentiel pour le capital d’augmenter son capital fixe afin de rester compétitif à court terme, ce qui provoque une crise de la société du travail et ce qui engendrera une crise finale du capitalisme.
L’ensemble de cette théorie repose donc sur la théorie de la valeur marxiste selon laquelle le capital fixe (machine) produit moins de valeur que le capital variable (humain), ce qui fait l’objet de seulement quelques pages dans le Capital, et qui, pour ma part, m’a toujours paru un peu alambiqué, à tout le moins difficile à prouver empiriquement. La Wertkritik part aussi du principe que la quantité de capital variable diminue globalement dans le capitalisme, ce qui reste à prouver puisqu’ils apportent rarement d’éléments empiriques (peut-être devrais lire La grande dévalorisation de Norbert Trenkle). Cette théorie semble donc très occidentalo-centrée. Imaginer le surgissement de la Wertkritik en Chine me paraît assez incongru, mais peut-être que je me trompe. En tout cas, il y a un doute sérieux sur la validité de cette théorie.
Néanmoins, il est évident que le système capitaliste est aujourd’hui dans une phase de crise généralisée depuis un petit moment et qu’il garde une certaine stabilité par divers moyens plus ou moins factices (financiarisation, poursuite accélérée de l’innovation technologique...), alors comment l’expliquer ? Cette théorie apporte des éléments de réponse intéressants mais qui ne peuvent suffire, à mon sens. Mais on ne peut pas parier de manière sûre et certaine sur une « crise finale » du capitalisme qui serait proche du seul fait de ses contradictions internes. Le capitalisme a toujours surpris ses contemporains en trouvant des moyens pour s’auto-prolonger, il conviendrait donc d’être plutôt prudent à ce sujet. On peut aussi imaginer que le capitalisme trouve encore de très nombreux moyens de poursuivre la production de la valeur en repoussant toujours plus loin les limites de la production : exploitation des glaciers, du fond des océans, bref de la terre entière, et sur le volet humain, inclusion élargie de régions du monde encore partiellement intégrées au capitalisme (quand on connaît le niveau de travail informel en Inde ou sur le continent africain, on voit qu’il y a encore des marges possibles pour l’exploitation du « capital humain » et des ressources de la planète…).
En outre, dans le manifeste, les auteurs prennent l’exemple classique de l’industrie automobile qui, avec l’invention du fordisme, a pu réduire massivement le temps de travail humain nécessaire à sa confection, ce qui a permis d’augmenter sa production en quantité, mais ce qui aurait diminuer la valeur au sens global. Or, de manière très classique, afin de conserver les profits, cette réduction du capital variable a été compensée par une augmentation de la production en quantité, dès lors que les voitures trouvaient un débouché sur le marché. On en revient donc aussi à nécessairement prendre en compte les fameuses crises de sur-production dont la Wertkritik parle rarement, car l’on sait bien que ce type de crises n’a jamais été des « crises finales » dans le capitalisme, mais des crises cycliques.
Sur un autre point, le manifeste permet cependant de critiquer de manière assez juste des auteurs comme B. Friot ou S. Federici qui théorisent de manière totalement différente la valeur et le travail. Ces auteurs pensent la valeur de manière très subjectiviste ; il faudrait pour eux surtout élargir la valeur (et donc le travail abstrait) à l’ensemble de la société, notamment les activités humaines essentielles, afin de garantir un salaire à tous (la femme qui s’occupe des enfants et qui re-produit la société bénéficierait d’un salaire chez Federici, tout comme chez Friot). La simple délibération démocratique suffirait à établir ce qui relève de la « valeur », et ce qui n’en relève pas, et dans quelle mesure. En fait, ces auteurs veulent garder les « bons côtés » de l’économie et en évacuer les mauvaises, sans en sortir. On pourrait écrire un livre contre ces auteurs, livre qui s’appellerait « Misère de l’économie »...
Le Manifeste évoque enfin une sorte de sujet-négatif révolutionnaire qui se définirait par sa distanciation avec les catégories fondamentales du capitalisme : valeur, argent, Etat, travail… Il s’agirait donc de mettre fin à tout fétichisme qui aurait guidé l’humanité depuis la nuit des temps en passant par une négation absolue de ces fétichismes. Or, on se demande bien comment un tel projet pourrait solidariser un groupe humain élargi en l’absence de tout axe permettant de cadrer la société, ce qui, justement, n’est jamais arrivé dans l’Histoire. C’est néanmoins le projet communiste, en son fond.
Le fétiche de la lutte des classes – Thèses pour une démythologisation du marxisme (R. KURZ – E. LOHOFF, publié en 1989)
Thèse 1 : Commence par opposer « l’analyse de classe » à l’analyse des « catégories fondamentales du capitalisme » (marchandise, valeur, argent, travail…). Rappelle que le capitalisme englobe tous les rapports sociaux, y compris l’existence du prolétariat. Ce dernier n’existe que dans le capitalisme et ne pourrait donc être le sujet qui devrait être porté aux nues puisque le but visé du communisme est la suppression du prolétariat. Ce premier argument est à mon sens un homme de paille car tous les marxistes (même très « orthodoxes » pour certains) disent clairement que le prolétariat est le sujet révolutionnaire en ce qu’elle est la classe qui va s’auto-supprimer avec le capitalisme, et supprimer au passage toutes les classes.
Lorsque l’analyse est faite sous le prisme de la classe (analyse tronquée du capitalisme, selon les auteurs), les grandes catégories du capitalisme sont « démasquées » en ce qu’elles cachent la division en classes de la société (l’État roule en réalité pour la bourgeoisie et non pour l’intérêt général, etc.). L’analyse de classes comme analyse sociologisante. Analyse sociologisante qui prend trop de terrain à l’analyse économico-philosophique du marxisme ?
Thèse 2 : Cette thèse précise l’argument selon lequel le sujet et la subjectivité du prolétariat sont en quelque sorte formés de manière a priori par la valeur et par les catégories fondamentales du capitalisme. Le risque est donc de trop s’appuyer sur des catégories en réalité issues du capitalisme, si les fondements de celui-ci ne sont pas suffisamment critiqués. Dans ce sens-là, la critique est juste en ce qu’elle pointe un risque dans le fait de ne pas aller assez loin dans la critique, ce qui aboutirait à une critique tronquée et à une vision déformée du capitalisme où les catégories fondamentales ne sont pas questionnées.
Thèse 3 : Le discours selon lequel la classe ouvrière est « créatrice de toutes les valeurs » est en soi juste, mais dans le contexte du discours anticapitaliste, il est signifié que « les valeurs » pourront continuer d’être produites dans la future société communiste… sans les bourgeois. Pourtant, l’analyse du capitalisme démontre que la « valeur » est une composition essentielle de celui-ci et qu’il faut donc dépasser la « création de valeurs » et donc dépasser l’économie. Sinon, c’est le stalinisme où l’on court toujours après la valeur.
Un autre discours confus est celui de la mise en avant de la « valeur d’usage » qui serait opposée à la « valeur d’échange », seule la valeur d’échange serait capitaliste et la valeur d’usage serait « naturelle » pour tout objet produit par l’humain, en tout temps. Marx analyse toujours ces deux catégories ensemble dans le contexte du capitalisme, il n’y a pas lieu de penser une valeur d’usage en soi, transhistorique. Le communisme n’est pas l’objectif de supprimer la valeur d’échange pour ne créer que de la valeur d’usage, les deux allant de pair. Bien sûr, produire une chaise est utile en ceci que la chaise sert à s’asseoir, produire une chaise est donc production de valeur d’usage (dans le sens vulgaire de cette analyse pseudo-marxiste), mais on en conviendra, cela ne nous avance pas beaucoup sur la manière de réaliser le communisme. En revanche, il faut nuancer cette affirmation en indiquant que le but de ce discours (théoriquement confus) est bien, au fond, le dépassement de la valeur en soi ?
Cependant, cette confusion du marxisme orthodoxe avec le sens de la valeur se couple souvent avec une confusion sur la suppression de la survaleur, cette quantité de travail récupérée par le bourgeois qui exploite le travail du prolétaire. Dans l’esprit du marxiste dont la critique du capitalisme est tronquée, supprimer la « valeur d’échange » revient à supprimer la « survaleur » récupérée par le bourgeois « parasite ». La production telle qu’elle existait auparavant, mais sans « survaleur », continuera telle qu’elle était auparavant ? L’idée est sûrement que cette survaleur soit récupérée par l’État socialisant afin de redistribuer, mais alors, quelle différence avec l’État-providence avancé ?
[Thèse 4 non commentée]
Thèse 5 :L’intérêt de classe du prolétariat est antagoniste à celui du capitaliste, certes, mais pas inconciliable. Exemple paradigmatique de l’ouvrier de l’industrie fossile qui va défendre les intérêts de son patron afin de protéger son emploi. Le marxisme orthodoxe a besoin de mettre en l’avant l’intérêt du prolétaire pour dépasser le capitalisme, ce qui est totalement en décalage avec le contexte du capitalisme avancé dans les pays où les forces productives sont grandement développées. Le marxisme orthodoxe pariait inconsciemment que l’appauvrissement continue du prolétariat allait mener vers la révolution, créant ainsi un intérêt matériel à la révolution communiste pour cette classe sociale, appauvrissement tendanciel qui n’est pas arrivé historiquement, au contraire. L’explication du prolétariat occidental comme profitant de l’impérialisme (cf. Lénine) explique en partie ce manque d’intérêt immédiat de l’ouvrier occidental pour la révolution, mais cela n’est pas suffisant en soi. Ce qui compte aussi est l’objectif promis par le communisme. Le prolétariat a pu historiquement se mobiliser « dans son intérêt » en pensant qu’il profiterait davantage du « communisme réel » que du capitalisme, ce qui s’est avéré plus ou moins vrai selon les contextes historiques et géographiques. Dans la mesure où l’économie étatiste socialisante (URSS/Chine) a permis du progrès économique, le prolétariat avait un intérêt à ce basculement communiste (intérêt relatif car il est difficile de savoir si le capitalisme aurait pu produire les mêmes fruits). Or, arrivé à un stade de production, ces sociétés ont dû basculer vers l’économie capitaliste car plus efficace pour les « intérêts du prolétariat », en réalité (impossible de passer au stade de l’économie numérisée, robotisée, etc., sans une forte proportion de capitalisme, économie qui va au-delà de l’économie de l’acier/charbon).
Au regard de ces développements, la distinction « classe en soi » et « classe pour soi », bref les idées autour de la « conscience de classe » comme subjectivisation de l’intérêt du prolétariat, ne tiennent plus tout à fait dans notre contexte. La conscience de classe est possible en un sens (mauvaises conditions de travail, intérêts dans l’antagonisme avec le patron…), mais ne peut pas être développée jusqu’au point où le prolétariat pourrait être révolutionnaire aujourd’hui en France et dans les pays dits « développés ».
Thèse 6 : Revient sur l’argument selon lequel le marxisme orthodoxe ferait l’éloge acritique de la catégorie de prolétariat (cf. mon contre-argument thèse 1). Or, selon ce texte, le prolétaire devrait lutter en tant que « communiste », en tant « qu’anti-classe ». Ce n’est pas moins que ce qu’ont dit beaucoup de marxistes... Marx y compris. Le prolétariat serait une classe unique dans l’Histoire car elle pourrait viser son auto-abolition, contrairement aux autres classes (en résumé). C’est une idée classique du marxisme qui n’a rien de nouveau. Thèse qui fait à nouveau une sorte d’homme de paille en se basant sur les écrits de quelques marxistes nullement représentatifs de tous.
Thèse 7 : Les auteurs reprennent la critique de la thèse 6 pour la lier à leur théorie de la crise. Selon eux, les penseurs marxistes qui n’admettent pas une crise finale auto-engendrée (endogène) par le capitalisme misent nécessairement sur le sujet prolétariat afin de sauver la catégorie de prolétariat et de mettre en avant l’action nécessaire du prolétariat afin de faire la révolution. Ces marxistes « anti-crise finale » veulent en fait sauver le rôle de Messie du prolétariat dans l’Histoire.
Thèse 8 : Le discours ouvriériste est en crise puisque le prolétariat et son idole Travail seraient eux-mêmes en crise (à relier avec la théorie de la crise de la Wertkritik –> baisse de la quantité de travail humain dans l’économie), les partis ouvriéristes doivent donc faire la politique de l’autruche la plus obstinée afin de ne pas voir la réalité que le Travail est en phase descendante (la phase ascendante du travail prolétaire permettait donc le discours ouvriériste). Les luttes ouvriéristes contemporaines ont lieu dans les secteurs (le plus souvent industriels – métallurgie, etc.) en déclin en occident, et n’ont absolument aucun potentiel révolutionnaire, il s’agit simplement de limiter la casse et de sauver les meubles.
Les auteurs vont jusqu’à dire que la dissolution du prolétariat serait la condition d’une vraie révolution communiste, conclusion logique au regard de leurs développements précédents. Or, deux critiques de ma part : 1° il n’est pas certain que le sujet-prolétariat (ou plutôt son Travail comme producteur de valeur) soit tant en crise que ça (la théorie de la crise de la Wertkritik serait alors à nuancer car il y a toujours plus de prolétaires dans le monde) ; 2° la CIA devait être très contente de ce type de discours (je cite les auteurs : « Il apparaît enfin de manière tangible que la lutte pour le dépassement du rapport-capital comprend la négation consciente de la catégorie du travailleur tout court. »)
Thèse 9 : Perspectives. Crise du Travail = crise du prolétariat = engendre la potentialité d’un sujet révolutionnaire qui se définie uniquement par un rapport négatif au capital et à la valeur. Les auteurs évoquent de manière visionnaire les « jeunes » qui, en quelque sorte, ne « croient » plus à la « valeur-travail » bien abstraite (ils vont de petits boulots en petits boulots, ne se définissent plus par un métier...), ce qui pourrait amener, par le développement de cette subjectivité, vers une conscience révolutionnaire. Proposition bien optimiste cependant quand on voit la « jeunesse » de 2025 qui certes déserte en partie la « valeur-travail » abstraite (en résumé : le monde du travail), mais qui le déserte aussi car ces jeunes ont tellement intégré la subjectivité marchande qu’ils pensent que tout doit venir à eux sans aucun effort. Alors, comment imaginer une société communiste composée d’individus avec une volonté aussi faible qui se complaît massivement dans la consommation passive là où une société communiste (au sens de la proposition de la Wertkritik) présuppose une transparence totale de la société vis-à-vis d’elle-même (absence de fétichisme englobant, délibération démocratique permanente sur la production…), ce qui nécessite manifestement un effort continu et particulièrement intense de la plupart des sujets qui la composent ?