L’écrivaine française Isabelle Sorente délivre, au travers de son dernier roman, Medusa, un écrit solide et maîtrisé autour du deuil. Un voyage littéraire sous une structure étrange, parfois déroutante mais toujours addictive.
C’est de cet événement, la disparition de Marianne, que tout commence. Accident ou homicide, les contours de son décès ne sont pas encore très nets, mais la douleur de ses proches est elle bien réelle et ce dès le premier jour.
Ses parents divorcés prennent des décisions qui leur sont dictées par leur deuil autant que par la volonté de faire vivre les souvenirs et de comprendre leur fille. Liam, son frère, se questionne. Et si l’après était déterminé par notre dernière pensée ? Quelle était celle de Marianne ? S’enclenche alors le début d’un voyage sur lequel plane l’ombre de Marianne, les conséquences des destins croisés et de ce qui s’est joué sans que personne ne s’en aperçoive.
La première chose qui nous a interpellé dans ce roman est sa structure. En effet, l’autrice passe des pensées d’un personnage à l’autre, troublant parfois le lecteur qui doit se replacer dans le bon esprit avant d’entamer de nouveaux paragraphes du livre. Contradictoirement, c’est aussi ce qui est addictif : vivre cet événement si compliqué qu’est le deuil en étant dans l’œil du cyclone, au cœur des considérations de ces personnages marqués à jamais par le décès de Marianne et les circonstances dans lesquelles il est intervenu...
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