Ô lecteur, abandonne tout espoir. À côté de ça, Millénium, c'est Oui-Oui en Scandinavie. Dans Meurtres pour rédemption, tu seras confronté à 731 pages de meurtres, bien sûr, mais aussi de torture, de manipulation mentale, de prostitution, de chantage, de suicide, de viol, de drogue, de sadisme, de mutilation et pour finir, de complot politique. Rarement il m'a été donné de lire un roman aussi noir. Malgré tout, une fois lancé, on s'attache au personnage de Marianne de Gréville, détenue, maltraitée par sa courte vie hors de prison, avant de l'être par sa vie de détenue à perpétuité. Dotée d'une résilience hors du commun, championne de karaté, Marianne de Gréville suscite d'emblée l'empathie. Même si le roman ne contient pas une goutte d'espoir, les traits d'humour ponctuent le récit, les sens de la répartie et de l'observation de l'héroïne étant particulièrement aiguisés.

Il est difficile de décrire ne serait-ce que le début de l'intrigue sans gâcher le plaisir. Sachez simplement qu'il s'agit d'un roman éprouvant moralement, sublimé par le style de Karine Giebel.


L'INTRIGUE (ET LA FIN), POUR M'EN SOUVENIR

Marianne de Gréville est une détenue condamnée à perpète, d'abord pour le meurtre d'une personne âgée (qu'elle a molesté mais pas voulu tuer). Elle prolonge sa peine de sûreté suite au meurtre d'une surveillante qui la maltraitait. Au fil du temps, sa relation avec Daniel, chef des gardiens, change. Au départ, elle se prostitue pour avoir des cigarettes et de l'héroïne. Puis ils tombent peu à peu amoureux l'un de l'autre. En parallèle, trois policiers de la DST rencontrent Marianne au parloir et lui proposent de s'évader en échange d'une mission particulière : un assassinat. Après plusieurs rebondissements, le twist final : on découvre qu'il s'agit de deux assassinats, destinés à couvrir le beau-frère du Ministre de l'intérieur, impliqué dans le meurtre d'une prostituée. Une fois sa mission accomplie, ayant appris le suicide de Daniel, Marianne préfère être abattue par son contact de la DST plutôt que de retourner en prison. Dans l'épilogue, on apprend la mort des trois policiers, de façon "accidentelle".

Minostel
7
Écrit par

Créée

le 4 août 2023

Critique lue 6 fois

Meurtres pour rédemption

Meurtres pour rédemption

10

Shimamoto-Cha

le 6 nov. 2013

Suivre

Noir c'est noir

Marianne, 20 ans, condamnée à perpétuité pour avoir tué. La prison: torture physique, torture mentale. La drogue. La prostitution. Une chance de s'en sortir mais tuer encore. Et parmi le noir,...

Meurtres pour rédemption

Meurtres pour rédemption

9

MarlBourreau

le 5 juil. 2015

Suivre

Marianne, symbole de liberté, condamnée à perpétuité...

A peine âgée de 20ans et les barreaux pour seul avenir. Marianne a pris perpète' pour meurtres. Habituée aux cellules d'isolement, son quotidien se résume à des tortures physiques, psychologiques et...

Meurtres pour rédemption

Meurtres pour rédemption

1

Pascal_Bernheim

le 2 janv. 2017

Suivre

Tout ça pour ça...

Si vous cherchez l'exemple d'un livre de mille pages qui en compte huit cents de trop, n'allez pas plus loin, vous avez trouvé votre spécimen: Meurtres par rédemption. Mais quelles deux cents pages...

La Party

La Party

4

Minostel

le 20 déc. 2010

Suivre

humour mal vieilli

Y'en a quelques-uns, comme ça... Ils ont une réputation longue comme le bras, sont devenus mythiques avec le temps, et ceux qui avaient 20 ans en 1970 vous en parle avec des étoiles dans les yeux et...

La Classe américaine

La Classe américaine

5

Minostel

le 20 déc. 2010

Suivre

pas bon, mais culte !?

C'est comme ça : les flims cultes ne sont pas toujours des bons flims, et les exemples ne manquent pas. Bien sûr que certaines répliques sont hilarantes, bien sûr que certaines scènes seront à jamais...

Jeanne d'Arc

Jeanne d'Arc

2

Minostel

le 13 juil. 2011

Suivre

Critique de Jeanne d'Arc par Minostel

Comment repérer un mauvais film ? C'est celui où des protagonistes montés sur un chariot roulent au milieu d'un champ de blé battu par les vents. Oui, parce qu'au moyen-âge, il y a avait tellement de...