Le roman commence avec toute une introduction contenant des définitions du mot "baleine", l'étymologie du mot "baleine", le mot "baleine" traduit dans plusieurs langues, des citations littéraires et religieuses concernant les baleines... Cela crée tout de suite une certaine sensation d'obsession. Ainsi, le roman flirte à plusieurs reprises avec d'autres genres littéraires, notamment avec ces quelques chapitres qui sont en fait des monologues de théâtre, du capitaine Achab et de ses seconds. J'en retiens aussi quelques belles scènes, qui ont réussit à m'accrocher malgré le reste... Parce que le reste, parlons en.
Tout d'abord, c'est peut-être trop évident pour être souligné mais le regard porté par le narrateur sur les personnages non-blancs, et en particulier Queequeg est d'un colonialisme crasseux. C'était les années 1850 aux USA, certes, passons. Autre évidence, les longues descriptions de baleines, les classifications de baleine, etc. pendant des dizaines et des dizaines de pages. Il faut s'accrocher, d'autant plus que sur le plan scientifique, je pense que le terrien de 2025 que je suis connait bien mieux ces cétacés que le marin de 1850. Sur le plan scientifique uniquement, nous sommes d'accord. Bref, cela fait des passages très longs et peu passionnants, que je trouve infiniment moins marquants pour comprendre le gigantisme des baleines que la moindre image montrant la différence d'échelle entre elles et nous.
Je crois avoir fait le tour de ce que j'avais a en dire. C'est sans doute un grand roman, mais malgré de belles choses je suis globalement passé à côté. Je retenterais sans doute de me replonger dedans d'ici quelques années.