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le 21 févr. 2014
SuivreCritique de Nana par Gwen21
Pour pleinement percevoir la puissance et l’impact de « Nana », neuvième volet de la série des Rougon-Macquart, il faut se livrer à l’exercice de se projeter en pensée en 1880, date de sa...
Après avoir j’ai lu Germinal au lycée, je pensais que tous les Zola finissaient mal. Mais j’ai quand même décidé d’en lire d’autres pour être sûre de pouvoir classer cet auteur dans les livres où le héro ne finit pas bien. Alors j’ai commencé Nana. Au début, elle est libre, elle envoûte, on l’admire. Elle a à ses pieds toute la gente masculine, ce qui lui permet de vivre. Elle accueille chaleureusement dans son lit et dévoile ses charmes quand vient la nuit, sur scène devant tout Paris. On lui pardonne ses oublis de texte, car elle rapporte des hommes aux poches garnies. Nana est l’exemple type de la femme tentatrice, détournant les plus probes comme Muffat. Se faisant entretenir et humiliant ses bienfaiteurs. Mais cette femme qui pourrait sembler incroyable, tel un trésor empoisonné, suivra ses multiples amants dans le déclin où elle les a envoyé. Ceux-ci croulant sous les dettes contractées pour elles, volant, se suicidant, elle décide de prendre la fuite. Elle finira par revenir pour son fils malade, puis veillée par son ancienne rivale s’éteindra de la même vérole, défigurée, montrant enfin son vrai visage. Bien qu’elle ait été révoltante, on ne peut s’empêcher d’avoir pitié pour cette femme si belle et si frivole, pour qui personne ne résistait et qui devient peu à peu au fil de notre lecture, une amie amusante, enfantine, qui nous fait rire de ses bêtises et qu’on aime à retrouver. On rêverait presque de la gronder, elle qui nous ressemble un peu.
Créée
le 21 nov. 2017
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le 21 févr. 2014
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