J'ai flippé tout au long de l'ouvrage, me mettant dans la peau de cet écrivain découvrant sa plongée dans la folie du fait d'un syndrome d'Alzheimer précoce (49 ans).
Ayant personnellement l'impression d'avoir oublié mon enfance et mon adolescence, je n'en étais que plus effrayé au fur et à mesure de la découverte des impacts potentiels de l'oubli du quotidien, des proches et de mes actions. Je dis "mes actions" car je me suis totalement identifié au cas d'espèce décrit dans l'oeuvre de Paul Cleave.
Je ne sais si j'aimerais ses autres livres, mais celui-ci a un retentissement énorme pour mes réflexions intérieures.
Chaque fois que je fermais le livre, j'essayais de sonder la profondeur de mes propres oublis.
J'étais du coup très attentif aux détails de l'histoire, afin de ne pas être frappé d'amnésie des ficelles scénaristiques.
Le dernier tiers du livre est assez prévisible, malgré les efforts de l'auteur pour préserver le suspense. Je ne lui en veux pas, j'ai déjà tellement obtenu de questions pour ma vie perso que j'en pardonne cette relative faiblesse...
Je recommande donc ce livre, pour tous ceux qui ont oublié leur passé ou ceux qui qui croient le maîtriser...