Même si j'ai avalé le dernier tiers du livre, mon impression d'ensemble n'en demeure pas moins mitigée, d'où le 6/10.
J'ai eu du mal à m'attacher aux personnages, sauf peut-être Atticus qui invariablement recherche le bien dans toutes les âmes qui croiseront sa route et érige une statue à Dame Justice.
Le sujet, le rapport à la différence est présent tout au long de l'histoire mais au final, il n'est que survolé avant le dénouement final.
Comme si elle dérangeait, cette différence (de peau, d'origines, d'éducation, de comportement) n'est pas ouvertement débattue et directement traitée lors de la 1ere moitié mais elle imprègne les discours, les discussions sans pour autant en devenir le sujet principal.
Tout cela imprime une certaine lenteur à la narration.
Seul le derniers tiers du livre nous fait sortir de cette torpeur et daigne enfin parler sans faux semblant du racisme.
Mais alors que le récit semblait s'éterniser en longueur, cette dernière partie nous surprend par sa précipitation. Un procès expédié, peut-être parce que l'issue était connue avant même l'heure du verdict. Puis un acte de vengeance, tout autant expédié dans la forme que sur le fond.
Un début de réveil moral semble gagner le village de Maycomb au point de bafouer ce sentiment de justice si cher à Atticus. Moralité ? Il n'y en a pas.
Dans un cas comme dans l'autre, les actes sont excusés, pardonnés, ignorés pour la seule et unique raison que celui qui les a commis était ou non condamnable dans ses intentions. On appelle ca une justice à géométrie variable.
Des années après, cette justice a toujours cours.