Océan mer, on peut dire que c’est un ovni. Le genre de roman qui te laisse un peu perplexe, un peu mitigé, un peu paumé. Mais sans regret.
De manière très poétique, l’auteur raconte des bouts de vie de plusieurs personnages, qui sont de passage à la pension Almayer, au bord de la mer. Le personnage principal de l’œuvre, c’est la mer, justement. Elle est présentée comme un dieu, une inspiration infinie et insaisissable. On ne comprend pas tout ce qui arrive, mais les personnages non plus ne comprennent pas tout, et c’est comme ça, la mer est floue. Dans ce petit roman, on vogue entre la beauté et la noirceur du monde, les émotions qui peuvent nous prendre et l’absurdité de la vie. Et puis on se surprend aussi à rire un peu des situations dans lesquelles se mettent certains personnages. Et soudain, on passe du paisible de la pension sur la plage à une bonne grosse tuerie sur un radeau perdu en mer, bien trash. Et du trash on revient au paisible mais avec ce léger goût de sang en bouche, ces traumatismes et ces comptes à régler qui restent à résoudre. Et puis l’amour, aussi, lui il reste toujours.